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	<title>Commentaires sur : Et une attaque &#8211; déguisée &#8211; de plus contre les médecins.</title>
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	<description>L'actualité sous un angle libéral</description>
	<lastBuildDate>Sun, 05 Sep 2010 20:16:11 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Par : georges lane</title>
		<link>http://www.pageliberale.org/?p=1452&#038;cpage=1#comment-190973</link>
		<dc:creator>georges lane</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Dec 2007 20:52:21 +0000</pubDate>
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		<description>Il y a aussi, cher Pascal, des gens - et a fortiori des CMUistes -  qui n&#039;ont pas la capacité de prendre un RDV chez un médecin proche de chez eux car il n&#039;y en a plus.  Pourquoi n&#039;en parle-t-on pas dans les mêmes termes agressifs ?
Ces gens vivent à la campagne, voire en banlieue.
Grande différence entre le XIXè siècle et le XXIème siècle, le médecin n&#039;est pas un &quot;notable rural&quot;, mais un fonctionnaire urbain potentiel.  
Les médecins disparaissent de la campagne car ils ne peuvent survivre à cause du sort qui leur est fait par les hommes de la sécurité sociale maladie obligatoire.
La disparition tient aussi au fait qu&#039;ils ne sont pas remplacés étant donnés le numerus clausus fixé stupidement par les hommes de l&#039;Etat pour les études de médecines et certains contenus des premières années de médecine (en particulier statistiques).
Faut-il se féliciter de cette évolution ou la regretter, mais alors accuser de nouveau les médecins avec l&#039;argument qu&#039;ils chercheraient à &quot;gagner beaucoup d&#039;argent&quot; ?

C’est ainsi que le droit de chacun est habilement contourné par la réglementation...

Mais, sans reconnaître sa responsabilité dans la débacle, le législateur en arrive aujourd&#039;hui à envisager de subventionner l&#039;installation des médecins en &quot;ruralité&quot; !  
Si cela doit aboutir, j&#039;entends déjà l&#039;argument qui émergera et qui consistera à dire que les médecins en question sont fiscalement privilégiés !

Seule la liberté sauvera les médecins et la médecine.

Pour mémoire, http://blog.georgeslane.fr/category/Economie-appliquee-de-lorganisation-de-la-securite-sociale/page/4</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a aussi, cher Pascal, des gens &#8211; et a fortiori des CMUistes &#8211;  qui n&#8217;ont pas la capacité de prendre un RDV chez un médecin proche de chez eux car il n&#8217;y en a plus.  Pourquoi n&#8217;en parle-t-on pas dans les mêmes termes agressifs ?<br />
Ces gens vivent à la campagne, voire en banlieue.<br />
Grande différence entre le XIXè siècle et le XXIème siècle, le médecin n&#8217;est pas un &laquo;&nbsp;notable rural&nbsp;&raquo;, mais un fonctionnaire urbain potentiel.<br />
Les médecins disparaissent de la campagne car ils ne peuvent survivre à cause du sort qui leur est fait par les hommes de la sécurité sociale maladie obligatoire.<br />
La disparition tient aussi au fait qu&#8217;ils ne sont pas remplacés étant donnés le numerus clausus fixé stupidement par les hommes de l&#8217;Etat pour les études de médecines et certains contenus des premières années de médecine (en particulier statistiques).<br />
Faut-il se féliciter de cette évolution ou la regretter, mais alors accuser de nouveau les médecins avec l&#8217;argument qu&#8217;ils chercheraient à &laquo;&nbsp;gagner beaucoup d&#8217;argent&nbsp;&raquo; ?</p>
<p>C’est ainsi que le droit de chacun est habilement contourné par la réglementation&#8230;</p>
<p>Mais, sans reconnaître sa responsabilité dans la débacle, le législateur en arrive aujourd&#8217;hui à envisager de subventionner l&#8217;installation des médecins en &laquo;&nbsp;ruralité&nbsp;&raquo; !<br />
Si cela doit aboutir, j&#8217;entends déjà l&#8217;argument qui émergera et qui consistera à dire que les médecins en question sont fiscalement privilégiés !</p>
<p>Seule la liberté sauvera les médecins et la médecine.</p>
<p>Pour mémoire, <a href="http://blog.georgeslane.fr/category/Economie-appliquee-de-lorganisation-de-la-securite-sociale/page/4" rel="nofollow">http://blog.georgeslane.fr/category/Economie-appliquee-de-lorganisation-de-la-securite-sociale/page/4</a></p>
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	<item>
		<title>Par : Arnold Moreau</title>
		<link>http://www.pageliberale.org/?p=1452&#038;cpage=1#comment-188765</link>
		<dc:creator>Arnold Moreau</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Dec 2007 16:21:48 +0000</pubDate>
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		<description>Pffff ...Pascal :  Vous parlez d&#039;idéologie! Moi je vous parle des faits... Que je sois pour ou contre le CMU n&#039;a rien à voir : les gens sont &quot;stupides&quot; car ils n&#039;apprennent pas à se défendre. Si un médecin le refuse, un CMUiste change de Médecin Référent et basta... Il peut se plaindre ensuite auprès des services sociaux et de l&#039;Ordre de l&#039;attitude du médecin récalcitrant... Bien sûr que des médecins prétexteront un planning trop chargé!!! Je ne vois pas ce qu&#039;il y a de &quot;complexe&quot; à cette situation. Vous prédendez m&#039;opposer un sens  de la réalité que vous ne connaissez même pas, juste dans l&#039;esprit de polémiquer pour polémiquer : J&#039;ai aidé une de mes proches parentes dans ses démarches et ça n&#039;a rien de &quot;compliqué&quot; de pousser sa gueulante : renseignez-vous à n&#039;importe quel service de santé ou mutualiste, ils vous le diront. Je suis plus ouvert d&#039;esprit que vous ne le croyez : je suis contre le CMU, mais je ne vais pas pour autant ignorer un proche ou un ami confronté à cette situation... 

Je ne crois plus un seul instant que vous veniez sur ce blog avec l&#039;esprit de mansuétude pour les pauvres que vous prétendez afficher : vous parlez comme un étudiant de deuxième année de sciences humaines, l&#039;esprit toujours révolté contre une misère qu&#039;il ignore... On ne parle de &quot;compléxité&quot; qu&#039;à la Faculté  : un RMIste-CMUiste ne se heurte qu&#039;à des &quot;difficultés&quot; plus ou moins gérables, le plus difficile étant d&#039;en sortir sans retomber encore plus bas (surtout lorsque vous vous retrouvez en préretraite... l&#039;absurdité des dispositions des régimes d&#039;assurance obligatoire et d&#039;aide sociale sont en cause). Et franchement, le fait qu&#039;un médecin s&#039;esquive constitue une difficulté d&#039;autant plus contournable lorsqu&#039;on est pris en charge à 100%, que lorsque vous devez vous acquitter de toutes les autres dépenses de la vie courante, et parfois même, de dettes. La plupart du temps, ce sont des initiatives ou œuvres privées qui contribuent (Secours &quot;pop&quot; et &quot;catho&quot;) à la nourriture... 

Le &quot;déni de la complexité&quot; est une pure vue d&#039;esprit,  un détournement abusif parmi d&#039;autre du vocabulaire freudo-lacanien... dans le but de penser, sans pour autant rien affirmer de solide ou d&#039;utilisable, les &quot;écosystèmes&quot; et tout ce qui s&#039;apparente à des &quot;systèmes&quot;. Moi, je préfère parler de régimes, de droits, de réglements institutionnels... comme Michel Foucault! Si vous me le permettez, j&#039;ai été universitaire, moi aussi!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pffff &#8230;Pascal :  Vous parlez d&#8217;idéologie! Moi je vous parle des faits&#8230; Que je sois pour ou contre le CMU n&#8217;a rien à voir : les gens sont &laquo;&nbsp;stupides&nbsp;&raquo; car ils n&#8217;apprennent pas à se défendre. Si un médecin le refuse, un CMUiste change de Médecin Référent et basta&#8230; Il peut se plaindre ensuite auprès des services sociaux et de l&#8217;Ordre de l&#8217;attitude du médecin récalcitrant&#8230; Bien sûr que des médecins prétexteront un planning trop chargé!!! Je ne vois pas ce qu&#8217;il y a de &laquo;&nbsp;complexe&nbsp;&raquo; à cette situation. Vous prédendez m&#8217;opposer un sens  de la réalité que vous ne connaissez même pas, juste dans l&#8217;esprit de polémiquer pour polémiquer : J&#8217;ai aidé une de mes proches parentes dans ses démarches et ça n&#8217;a rien de &laquo;&nbsp;compliqué&nbsp;&raquo; de pousser sa gueulante : renseignez-vous à n&#8217;importe quel service de santé ou mutualiste, ils vous le diront. Je suis plus ouvert d&#8217;esprit que vous ne le croyez : je suis contre le CMU, mais je ne vais pas pour autant ignorer un proche ou un ami confronté à cette situation&#8230; </p>
<p>Je ne crois plus un seul instant que vous veniez sur ce blog avec l&#8217;esprit de mansuétude pour les pauvres que vous prétendez afficher : vous parlez comme un étudiant de deuxième année de sciences humaines, l&#8217;esprit toujours révolté contre une misère qu&#8217;il ignore&#8230; On ne parle de &laquo;&nbsp;compléxité&nbsp;&raquo; qu&#8217;à la Faculté  : un RMIste-CMUiste ne se heurte qu&#8217;à des &laquo;&nbsp;difficultés&nbsp;&raquo; plus ou moins gérables, le plus difficile étant d&#8217;en sortir sans retomber encore plus bas (surtout lorsque vous vous retrouvez en préretraite&#8230; l&#8217;absurdité des dispositions des régimes d&#8217;assurance obligatoire et d&#8217;aide sociale sont en cause). Et franchement, le fait qu&#8217;un médecin s&#8217;esquive constitue une difficulté d&#8217;autant plus contournable lorsqu&#8217;on est pris en charge à 100%, que lorsque vous devez vous acquitter de toutes les autres dépenses de la vie courante, et parfois même, de dettes. La plupart du temps, ce sont des initiatives ou œuvres privées qui contribuent (Secours &laquo;&nbsp;pop&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;catho&nbsp;&raquo;) à la nourriture&#8230; </p>
<p>Le &laquo;&nbsp;déni de la complexité&nbsp;&raquo; est une pure vue d&#8217;esprit,  un détournement abusif parmi d&#8217;autre du vocabulaire freudo-lacanien&#8230; dans le but de penser, sans pour autant rien affirmer de solide ou d&#8217;utilisable, les &laquo;&nbsp;écosystèmes&nbsp;&raquo; et tout ce qui s&#8217;apparente à des &laquo;&nbsp;systèmes&nbsp;&raquo;. Moi, je préfère parler de régimes, de droits, de réglements institutionnels&#8230; comme Michel Foucault! Si vous me le permettez, j&#8217;ai été universitaire, moi aussi!</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Pascal</title>
		<link>http://www.pageliberale.org/?p=1452&#038;cpage=1#comment-188673</link>
		<dc:creator>Pascal</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Dec 2007 08:33:23 +0000</pubDate>
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		<description>Il y a aussi, cher Arnorld, des gens qui prennent un RDV chez le médecin et qui se le voient systématiquement refuser sous un prétexte fallacieux (&quot;il n&#039;y a plus de place, mon bon monsieur&quot;). C&#039;est ainsi que le droit est habilement contourné par certains médecins. 
Face à cette situation, je me demande à quoi peut bien servir d&#039;être moins &quot;ignorant&quot;, plus &quot;mature&quot; ou plus &quot;têtu&quot; (pour reprendre vos propres termes), puisque ces médecins agissent précisément par ruse, sans opposer un refus direct. 

Il ne faut pas prendre les gens pour plus stupides qu&#039;ils ne le sont, Arnold. Il faut cesser de tordre, de filtrer la réalité pour n&#039;en retenir que ce qui  correspond à l&#039;idéologie que vous défendez. 
Il faudrait aussi cesser de dégainer, comme le fait un peu plus haut M. Lane,  des formules à l&#039;emporte-pièce, des dogmes ou des généralités qui n&#039;ont d&#039;autre fonction que d&#039;asséner un revers à l&#039;adversaire. Vous y gagneriez en crédibilité. 

C&#039;est pour pointer ce genre de tournure d&#039;esprit que j&#039;évoquais dans mon précédent post un déni de la complexité.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a aussi, cher Arnorld, des gens qui prennent un RDV chez le médecin et qui se le voient systématiquement refuser sous un prétexte fallacieux (&laquo;&nbsp;il n&#8217;y a plus de place, mon bon monsieur&nbsp;&raquo;). C&#8217;est ainsi que le droit est habilement contourné par certains médecins.<br />
Face à cette situation, je me demande à quoi peut bien servir d&#8217;être moins &laquo;&nbsp;ignorant&nbsp;&raquo;, plus &laquo;&nbsp;mature&nbsp;&raquo; ou plus &laquo;&nbsp;têtu&nbsp;&raquo; (pour reprendre vos propres termes), puisque ces médecins agissent précisément par ruse, sans opposer un refus direct. </p>
<p>Il ne faut pas prendre les gens pour plus stupides qu&#8217;ils ne le sont, Arnold. Il faut cesser de tordre, de filtrer la réalité pour n&#8217;en retenir que ce qui  correspond à l&#8217;idéologie que vous défendez.<br />
Il faudrait aussi cesser de dégainer, comme le fait un peu plus haut M. Lane,  des formules à l&#8217;emporte-pièce, des dogmes ou des généralités qui n&#8217;ont d&#8217;autre fonction que d&#8217;asséner un revers à l&#8217;adversaire. Vous y gagneriez en crédibilité. </p>
<p>C&#8217;est pour pointer ce genre de tournure d&#8217;esprit que j&#8217;évoquais dans mon précédent post un déni de la complexité.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Arnold MOREAU</title>
		<link>http://www.pageliberale.org/?p=1452&#038;cpage=1#comment-188222</link>
		<dc:creator>Arnold MOREAU</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Dec 2007 22:12:32 +0000</pubDate>
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		<description>&quot;comment faites-vous pour que ces derniers (et les pauvres en général) puissent avoir accès aux soins ?&quot;

Demandez aux CMUistes, Pascal, ils savent très bien comment accéder aux soins sans toucher à leur RMI : médecin référent (de Secteur 1), urgences hospitalières... voilà pour se soigner, et, le conseil de l&#039;Ordre, pour emm... les médecins récalcitrants : il suffit de suivre la procédure et d&#039;être parfois procédurier (cela est fort rare, je vous rassure, les CMUistes sont des gens plus raisonnables que les politiques : ils se débrouillent fort bien avec ce qu&#039;on leur donne, et on leur donne beaucoup). C&#039;est comme ça que cela se passe (Une de mes proches parentes est CMUiste et connaît, malheureusement pourelle, bien la musique). Si certains d&#039;entre eux n&#039;arrivent pas à défendre leurs intérêts (alors que tout a été mis juridiquement entre leurs mains pour leur faciliter l&#039;accès aux soins), parce que trop ignorants ou trop immatures ou craintifs, ou pas assez têtu où il le faut quand il le faut, alors il n&#039;y a plus rien à faire... autant se suicider de suite! Cessons de crier &quot;misère&quot; là où il n&#039;y en a point! Le vrai problème (hormis celui évoqué plus haut qui ne semble concerner que le portefeuille du médecin et n&#039;a rien à voir avec le sermon d&#039;hypocrate) n&#039;est pas pour un CMUiste d&#039;accéder au soins, mais, pour les bas revenus flirtant avec la tranche fiscale, d&#039;accéder au CMU!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;comment faites-vous pour que ces derniers (et les pauvres en général) puissent avoir accès aux soins ?&nbsp;&raquo;</p>
<p>Demandez aux CMUistes, Pascal, ils savent très bien comment accéder aux soins sans toucher à leur RMI : médecin référent (de Secteur 1), urgences hospitalières&#8230; voilà pour se soigner, et, le conseil de l&#8217;Ordre, pour emm&#8230; les médecins récalcitrants : il suffit de suivre la procédure et d&#8217;être parfois procédurier (cela est fort rare, je vous rassure, les CMUistes sont des gens plus raisonnables que les politiques : ils se débrouillent fort bien avec ce qu&#8217;on leur donne, et on leur donne beaucoup). C&#8217;est comme ça que cela se passe (Une de mes proches parentes est CMUiste et connaît, malheureusement pourelle, bien la musique). Si certains d&#8217;entre eux n&#8217;arrivent pas à défendre leurs intérêts (alors que tout a été mis juridiquement entre leurs mains pour leur faciliter l&#8217;accès aux soins), parce que trop ignorants ou trop immatures ou craintifs, ou pas assez têtu où il le faut quand il le faut, alors il n&#8217;y a plus rien à faire&#8230; autant se suicider de suite! Cessons de crier &laquo;&nbsp;misère&nbsp;&raquo; là où il n&#8217;y en a point! Le vrai problème (hormis celui évoqué plus haut qui ne semble concerner que le portefeuille du médecin et n&#8217;a rien à voir avec le sermon d&#8217;hypocrate) n&#8217;est pas pour un CMUiste d&#8217;accéder au soins, mais, pour les bas revenus flirtant avec la tranche fiscale, d&#8217;accéder au CMU!</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Arnold MOREAU</title>
		<link>http://www.pageliberale.org/?p=1452&#038;cpage=1#comment-188211</link>
		<dc:creator>Arnold MOREAU</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Dec 2007 21:32:20 +0000</pubDate>
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		<description>Le terme d&#039;exploitation est certes galvaudé, mais il ne saurait plus colporter la dialectique ou le dualisme de l&#039;exploiteur et de l&#039;exploité : les rôles respectifs d&#039;exploiteur et d&#039;exploité, qui pouvaient encore être relativement identifiés, en des temps reculés où l’esclavage était une institution légale, sont de nos jours tenus par une seule et même personne, quelque soit son niveau de ressources ou d&#039;autorité : le citoyen. Un changement notable dans la nature du droit s’est traduit par une mise à disposition du pouvoir souverain, naguère réservé à quelques castes, à l’ensemble d’une population, désormais « citoyenne ». L&#039;État serait-il donc le dernier exploiteur identifiable? Il serait plutôt au citoyen ordinaire ce que Caliban est au mage Prospero, une sorte de monstre que chacun pense soumettre à ses propres fins par une volonté magique, mais où les manuels  de droit ont détrôné les traités de sorcellerie, et où les procédures, les revendications et délations ont relevé les formules et incantations...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le terme d&#8217;exploitation est certes galvaudé, mais il ne saurait plus colporter la dialectique ou le dualisme de l&#8217;exploiteur et de l&#8217;exploité : les rôles respectifs d&#8217;exploiteur et d&#8217;exploité, qui pouvaient encore être relativement identifiés, en des temps reculés où l’esclavage était une institution légale, sont de nos jours tenus par une seule et même personne, quelque soit son niveau de ressources ou d&#8217;autorité : le citoyen. Un changement notable dans la nature du droit s’est traduit par une mise à disposition du pouvoir souverain, naguère réservé à quelques castes, à l’ensemble d’une population, désormais « citoyenne ». L&#8217;État serait-il donc le dernier exploiteur identifiable? Il serait plutôt au citoyen ordinaire ce que Caliban est au mage Prospero, une sorte de monstre que chacun pense soumettre à ses propres fins par une volonté magique, mais où les manuels  de droit ont détrôné les traités de sorcellerie, et où les procédures, les revendications et délations ont relevé les formules et incantations&#8230;</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Pascal</title>
		<link>http://www.pageliberale.org/?p=1452&#038;cpage=1#comment-187427</link>
		<dc:creator>Pascal</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Dec 2007 12:18:37 +0000</pubDate>
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		<description>En conclusion, je note que vous avez tout fait noyer le poisson et éluder la vraie question : 

Si vous trouvez normal que les médecins refusent de soigner les &quot;CMUistes&quot;, comment faites-vous pour que ces derniers (et les pauvres en général) puissent avoir accès aux soins ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>En conclusion, je note que vous avez tout fait noyer le poisson et éluder la vraie question : </p>
<p>Si vous trouvez normal que les médecins refusent de soigner les &laquo;&nbsp;CMUistes&nbsp;&raquo;, comment faites-vous pour que ces derniers (et les pauvres en général) puissent avoir accès aux soins ?</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Pascal</title>
		<link>http://www.pageliberale.org/?p=1452&#038;cpage=1#comment-187424</link>
		<dc:creator>Pascal</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Dec 2007 11:51:53 +0000</pubDate>
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		<description>Vu la première phrase : &quot;Pas plus que l’incertitude, la complexité n’existe&quot; (ou un peu plus loin : &quot;Le social n’est pas complexe, il n’existe pas&quot;) on peut vous retourner le compliment contenu dans la deuxième : &quot;Vous fuyez, cher Monsieur, mais les mots ne sauraient cacher votre fuite.&quot;

Je suis peut-être ignorant, mais vous êtes expert en rhéotorique, M. Lane.

M. Moreau, merci pour vos références, mais lorsque vous écrivez &quot;il n’y a pas un gagnant et un perdant, un exploiteur et un exploité&quot; et un peu plus loin : &quot;la victime justifie l’irresponsabilité et l’exploitation toujours plus grande du travail d’autrui&quot;, je m&#039;interroge.

Votre dénonciation du discours victimaire semble se retourner contre vous... Qu&#039;il n&#039;y ait pas &quot;un gagnant et un perdant&quot; ne veut pas dire que l&#039;exploitation n&#039;existe pas, vous en convenez vous mêmes. Le seul exploiteur serait-il donc l&#039;Etat ? 

Et quand je lis : &quot;Un pratiquant, de par son éthique, et de par les lois en vigueur dans ce pays, ne peut en aucun cas refuser un “CMUiste”…&quot;
je me demande dans quel monde vous vivez. Mais peut-être ai-mal compris...

Cordialement</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Vu la première phrase : &laquo;&nbsp;Pas plus que l’incertitude, la complexité n’existe&nbsp;&raquo; (ou un peu plus loin : &laquo;&nbsp;Le social n’est pas complexe, il n’existe pas&nbsp;&raquo;) on peut vous retourner le compliment contenu dans la deuxième : &laquo;&nbsp;Vous fuyez, cher Monsieur, mais les mots ne sauraient cacher votre fuite.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Je suis peut-être ignorant, mais vous êtes expert en rhéotorique, M. Lane.</p>
<p>M. Moreau, merci pour vos références, mais lorsque vous écrivez &laquo;&nbsp;il n’y a pas un gagnant et un perdant, un exploiteur et un exploité&nbsp;&raquo; et un peu plus loin : &laquo;&nbsp;la victime justifie l’irresponsabilité et l’exploitation toujours plus grande du travail d’autrui&nbsp;&raquo;, je m&#8217;interroge.</p>
<p>Votre dénonciation du discours victimaire semble se retourner contre vous&#8230; Qu&#8217;il n&#8217;y ait pas &laquo;&nbsp;un gagnant et un perdant&nbsp;&raquo; ne veut pas dire que l&#8217;exploitation n&#8217;existe pas, vous en convenez vous mêmes. Le seul exploiteur serait-il donc l&#8217;Etat ? </p>
<p>Et quand je lis : &laquo;&nbsp;Un pratiquant, de par son éthique, et de par les lois en vigueur dans ce pays, ne peut en aucun cas refuser un “CMUiste”…&nbsp;&raquo;<br />
je me demande dans quel monde vous vivez. Mais peut-être ai-mal compris&#8230;</p>
<p>Cordialement</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : georges lane</title>
		<link>http://www.pageliberale.org/?p=1452&#038;cpage=1#comment-186295</link>
		<dc:creator>georges lane</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Dec 2007 11:52:28 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.pageliberale.org/?p=1452#comment-186295</guid>
		<description>J&#039;ajouterai que sur cette question de l&#039;ignorance, je ne saurais trop vous renvoyer à :
&lt;a href=&quot;http://lumiere101.com/categories/emissions/les-entretiens/georges-lane/&quot; title=&quot;lumière&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt; 

Et en particulier
* La falsification marxiste du libéralisme
* Le pseudo-expérimentalisme
* La “solidarité sociale”
* Ultralibéralisme ou infradéterminisme
* L’illusion fiscale
* La Loi de Bitur Camember&lt;/a&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ajouterai que sur cette question de l&#8217;ignorance, je ne saurais trop vous renvoyer à :<br />
<a href="http://lumiere101.com/categories/emissions/les-entretiens/georges-lane/" title="lumière" rel="nofollow"> </p>
<p>Et en particulier<br />
* La falsification marxiste du libéralisme<br />
* Le pseudo-expérimentalisme<br />
* La “solidarité sociale”<br />
* Ultralibéralisme ou infradéterminisme<br />
* L’illusion fiscale<br />
* La Loi de Bitur Camember</a></p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : georges lane</title>
		<link>http://www.pageliberale.org/?p=1452&#038;cpage=1#comment-186292</link>
		<dc:creator>georges lane</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Dec 2007 11:41:49 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.pageliberale.org/?p=1452#comment-186292</guid>
		<description>Pascal a écrit :
&quot;C’est cela qui fait la complexité du social, M. Lane, cette complexité que vous vous acharnez à dénier à longueur de page… pour des motifs qui ne sont - je le crains hélas - que trop transparents.&quot;

Pas plus que l&#039;incertitude, la complexité n&#039;existe.  Vous fuyez, cher Monsieur, mais les mots ne sauraient cacher votre fuite.
Vous projetez votre ignorance sur la réalité, vous la dénommez &quot;incertitude&quot; ou maintenant &quot;complexité&quot; et vous voulez implicitement qu&#039;elle soit &quot;objective&quot;.  Sur ce dernier point, soyez modeste, je vous en prie.  

Reconnaissez votre ignorance spécifique, ne me l&#039;imposez pas au travers de mots et de prétendus moyens qui seraient de l&#039;ordre de la réduction de la complexité par les hommes de l&#039;Etat, peut-être les plus grands ignares devant l&#039;Eternel !

Le social n&#039;est pas complexe, il n&#039;existe pas.  En revanche, la société existe soit en tant que contrat – par exemple, société de capital – soit en tant qu&#039;état atteint momentanément par le processus de socialisation à la base de quoi se trouve l&#039;action humaine, c&#039;est-à-dire votre action autant que la mienne.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pascal a écrit :<br />
&laquo;&nbsp;C’est cela qui fait la complexité du social, M. Lane, cette complexité que vous vous acharnez à dénier à longueur de page… pour des motifs qui ne sont &#8211; je le crains hélas &#8211; que trop transparents.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Pas plus que l&#8217;incertitude, la complexité n&#8217;existe.  Vous fuyez, cher Monsieur, mais les mots ne sauraient cacher votre fuite.<br />
Vous projetez votre ignorance sur la réalité, vous la dénommez &laquo;&nbsp;incertitude&nbsp;&raquo; ou maintenant &laquo;&nbsp;complexité&nbsp;&raquo; et vous voulez implicitement qu&#8217;elle soit &laquo;&nbsp;objective&nbsp;&raquo;.  Sur ce dernier point, soyez modeste, je vous en prie.  </p>
<p>Reconnaissez votre ignorance spécifique, ne me l&#8217;imposez pas au travers de mots et de prétendus moyens qui seraient de l&#8217;ordre de la réduction de la complexité par les hommes de l&#8217;Etat, peut-être les plus grands ignares devant l&#8217;Eternel !</p>
<p>Le social n&#8217;est pas complexe, il n&#8217;existe pas.  En revanche, la société existe soit en tant que contrat – par exemple, société de capital – soit en tant qu&#8217;état atteint momentanément par le processus de socialisation à la base de quoi se trouve l&#8217;action humaine, c&#8217;est-à-dire votre action autant que la mienne.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Arnold Moreau</title>
		<link>http://www.pageliberale.org/?p=1452&#038;cpage=1#comment-186142</link>
		<dc:creator>Arnold Moreau</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Dec 2007 04:42:48 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.pageliberale.org/?p=1452#comment-186142</guid>
		<description>Pascal... Je vais être &quot;méchant&quot; (pas &quot;méprisant&quot;) si vous me le permettez! S&#039;il existe une seule catégorie spécifique (secteur 2) parmi les &quot;conventionnés-agréés-accrédités-etc.&quot; offrant la possibilité à certains médecins de pratiquer des honoraires libres (comme le mien), ce qui doit être en principe inscrit sur sa plaque et figure sur l&#039;ordonnance (je ne suis  pas moi-même expert en nomenclature, mais je prends la peine de me renseigner), je ne vois pas le rapport avec la choucroute libérale. Un pratiquant, de par son éthique, et de par les lois en vigueur dans ce pays, ne peut en aucun cas refuser un &quot;CMUiste&quot;... Dans ce pays, un &quot;CMUiste&quot; bénéficie d&#039;une protection juridique, d&#039;une couverture de soins et d&#039;une garantie de prestations en nature plus qu&#039;aucun autre cotisant obligatoire, smicard ou cadre sup. Le niveau aurait-il baissé ou le &quot;système&quot; infantiliserait les gens à ce point, que les &quot;assistés&quot; ne prennent même plus la peine de connaître leurs &quot;droits&quot;? La réponse est assurément oui!

Si par &quot;complexité du social&quot;, vous entendez la somme de toutes les revendications, des plaintes et des prières manifestées par des individus - ce qui suppose déjà un luxe préalable de libertés qui n&#039;existe pas dans d&#039;autres contrées du monde -, il est effectivement vrai que cela complique une société dès lors qu&#039;une institution prétend les satisfaire. 

Loin de moi l&#039;idée de relativiser la pauvreté, quand je parle du luxe de nos libertés : c&#039;est la persistance d&#039;un discours pervers, à la fois misérabiliste et victimiste, dans l&#039;occident du XXIe siècle qui est précisément consternant de bêtise et de simplification sociale.  Parce que nous avons atteint depuis longtemps le niveau d&#039;abondance et, surtout, de circulation de l&#039;abondance qui permet de nous affranchir de nos besoins animaux. Une calamité sur nos récoltes n&#039;est plus synonyme d&#039;indigence et de famine généralisée. Si certains ne mangent pas à leur faim, cela est moins dû à un déficit productif qu&#039;à une politique des populations. Reconnaître ce seul fait est insupportable pour les idéologues et autres &quot;activistes de l&#039;indignation&quot; perpétuelle, dont le mépris et l&#039;ingratitude sont, eux,  &quot;transparents&quot;. J&#039;emprunte le terme d&#039; &quot;activiste de l&#039;indignation&quot; à Peter Sloterdijk, qu&#039;on ne saurait accuser d&#039;&quot;ultralibéralisme&quot; ou de parenté philosophique avec celui-ci, dont je vous recommande la trilogie des &quot;Sphères&quot;, notamment le troisième chapitre du dernier tome : il va, à mon sens, bien plus loin dans la méchanceté (que vous confondez avec le mépris) qu&#039;aucun autre auteur soupçonné de libéralisme, à l&#039;égard de l&#039;État-providence et de son protectionnisme contre Tiers-Monde, sur lequel on verse rituellement des larmes de crocodile. Tout aussi &quot;méchant&quot; était Pascal Bruckner, ex-fourriériste si ça peut vous rassurer, quand il écrivit &quot;La tentation de l&#039;innocence&quot;. 

On peut faire de n&#039;importe quoi une misère. Même le Ipod que j&#039;offrirai à mes nièces peut faire l&#039;objet d&#039;une misère, d&#039;&#039;une moindre richesse par rapport aux autres... mais la perversion consiste à s&#039;en décharger sur les autres, à le faire payer aux autres, à inventer les coupables qui justifient en retour plus d&#039;irresponsabilité pour soi et plus de charge pour les autres. En vérité, il n&#039;y a pas un gagnant et un perdant, un exploiteur et un exploité : je ne vais pas à mon tour, bien que je puisse le faire, jouer à la victime et prétendre comme certains que c&#039;est à cause des CMUistes que les frais dentaires me sont peu ou pas pris en charge, et que j&#039;ai dû souscrire un crédit pour me payer de nouvelles dents! Je ne suis pas comme l&#039;abruti possédant une smart qui appelle &quot;justice&quot; (sociale ou écologique, peu importe) le fait que l&#039;État projette de taxer le propriétaire d&#039;un 4X4 et pas lui. C&#039;est ce mépris-là, réel, qui donne de l&#039;eau au moulin dudit système, mépris savamment entretenu qui veut qu&#039;on s&#039;entredéchire, à force de tirer chacun la couverture étatique vers nos &quot;misères&quot;! La mienne est plus grosse que la tienne, dirait l&#039;autre. 

Nous ne voyons pas que nous sommes tous perdants dans l&#039;affaire, tant &quot;économiquement&quot; que &quot;socialement&quot; : la misère justifie le vol d&#039;autrui, la victime justifie l&#039;irresponsabilité et l&#039;exploitation toujours plus grande du travail d&#039;autrui; et la généralisation, à tous les niveaux de la société, de ces deux attitudes, dont la mise en œuvre et l&#039;efficacité dépendent entièrement de l&#039;action planificatrice de l&#039;État fiscal-redistributif, est une des preuves les plus manifestes de la mainmise que ce dernier a sur nos vies.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pascal&#8230; Je vais être &laquo;&nbsp;méchant&nbsp;&raquo; (pas &laquo;&nbsp;méprisant&nbsp;&raquo;) si vous me le permettez! S&#8217;il existe une seule catégorie spécifique (secteur 2) parmi les &laquo;&nbsp;conventionnés-agréés-accrédités-etc.&nbsp;&raquo; offrant la possibilité à certains médecins de pratiquer des honoraires libres (comme le mien), ce qui doit être en principe inscrit sur sa plaque et figure sur l&#8217;ordonnance (je ne suis  pas moi-même expert en nomenclature, mais je prends la peine de me renseigner), je ne vois pas le rapport avec la choucroute libérale. Un pratiquant, de par son éthique, et de par les lois en vigueur dans ce pays, ne peut en aucun cas refuser un &laquo;&nbsp;CMUiste&nbsp;&raquo;&#8230; Dans ce pays, un &laquo;&nbsp;CMUiste&nbsp;&raquo; bénéficie d&#8217;une protection juridique, d&#8217;une couverture de soins et d&#8217;une garantie de prestations en nature plus qu&#8217;aucun autre cotisant obligatoire, smicard ou cadre sup. Le niveau aurait-il baissé ou le &laquo;&nbsp;système&nbsp;&raquo; infantiliserait les gens à ce point, que les &laquo;&nbsp;assistés&nbsp;&raquo; ne prennent même plus la peine de connaître leurs &laquo;&nbsp;droits&nbsp;&raquo;? La réponse est assurément oui!</p>
<p>Si par &laquo;&nbsp;complexité du social&nbsp;&raquo;, vous entendez la somme de toutes les revendications, des plaintes et des prières manifestées par des individus &#8211; ce qui suppose déjà un luxe préalable de libertés qui n&#8217;existe pas dans d&#8217;autres contrées du monde -, il est effectivement vrai que cela complique une société dès lors qu&#8217;une institution prétend les satisfaire. </p>
<p>Loin de moi l&#8217;idée de relativiser la pauvreté, quand je parle du luxe de nos libertés : c&#8217;est la persistance d&#8217;un discours pervers, à la fois misérabiliste et victimiste, dans l&#8217;occident du XXIe siècle qui est précisément consternant de bêtise et de simplification sociale.  Parce que nous avons atteint depuis longtemps le niveau d&#8217;abondance et, surtout, de circulation de l&#8217;abondance qui permet de nous affranchir de nos besoins animaux. Une calamité sur nos récoltes n&#8217;est plus synonyme d&#8217;indigence et de famine généralisée. Si certains ne mangent pas à leur faim, cela est moins dû à un déficit productif qu&#8217;à une politique des populations. Reconnaître ce seul fait est insupportable pour les idéologues et autres &laquo;&nbsp;activistes de l&#8217;indignation&nbsp;&raquo; perpétuelle, dont le mépris et l&#8217;ingratitude sont, eux,  &laquo;&nbsp;transparents&nbsp;&raquo;. J&#8217;emprunte le terme d&#8217; &laquo;&nbsp;activiste de l&#8217;indignation&nbsp;&raquo; à Peter Sloterdijk, qu&#8217;on ne saurait accuser d&#8217;&nbsp;&raquo;ultralibéralisme&nbsp;&raquo; ou de parenté philosophique avec celui-ci, dont je vous recommande la trilogie des &laquo;&nbsp;Sphères&nbsp;&raquo;, notamment le troisième chapitre du dernier tome : il va, à mon sens, bien plus loin dans la méchanceté (que vous confondez avec le mépris) qu&#8217;aucun autre auteur soupçonné de libéralisme, à l&#8217;égard de l&#8217;État-providence et de son protectionnisme contre Tiers-Monde, sur lequel on verse rituellement des larmes de crocodile. Tout aussi &laquo;&nbsp;méchant&nbsp;&raquo; était Pascal Bruckner, ex-fourriériste si ça peut vous rassurer, quand il écrivit &laquo;&nbsp;La tentation de l&#8217;innocence&nbsp;&raquo;. </p>
<p>On peut faire de n&#8217;importe quoi une misère. Même le Ipod que j&#8217;offrirai à mes nièces peut faire l&#8217;objet d&#8217;une misère, d&nbsp;&raquo;une moindre richesse par rapport aux autres&#8230; mais la perversion consiste à s&#8217;en décharger sur les autres, à le faire payer aux autres, à inventer les coupables qui justifient en retour plus d&#8217;irresponsabilité pour soi et plus de charge pour les autres. En vérité, il n&#8217;y a pas un gagnant et un perdant, un exploiteur et un exploité : je ne vais pas à mon tour, bien que je puisse le faire, jouer à la victime et prétendre comme certains que c&#8217;est à cause des CMUistes que les frais dentaires me sont peu ou pas pris en charge, et que j&#8217;ai dû souscrire un crédit pour me payer de nouvelles dents! Je ne suis pas comme l&#8217;abruti possédant une smart qui appelle &laquo;&nbsp;justice&nbsp;&raquo; (sociale ou écologique, peu importe) le fait que l&#8217;État projette de taxer le propriétaire d&#8217;un 4X4 et pas lui. C&#8217;est ce mépris-là, réel, qui donne de l&#8217;eau au moulin dudit système, mépris savamment entretenu qui veut qu&#8217;on s&#8217;entredéchire, à force de tirer chacun la couverture étatique vers nos &laquo;&nbsp;misères&nbsp;&raquo;! La mienne est plus grosse que la tienne, dirait l&#8217;autre. </p>
<p>Nous ne voyons pas que nous sommes tous perdants dans l&#8217;affaire, tant &laquo;&nbsp;économiquement&nbsp;&raquo; que &laquo;&nbsp;socialement&nbsp;&raquo; : la misère justifie le vol d&#8217;autrui, la victime justifie l&#8217;irresponsabilité et l&#8217;exploitation toujours plus grande du travail d&#8217;autrui; et la généralisation, à tous les niveaux de la société, de ces deux attitudes, dont la mise en œuvre et l&#8217;efficacité dépendent entièrement de l&#8217;action planificatrice de l&#8217;État fiscal-redistributif, est une des preuves les plus manifestes de la mainmise que ce dernier a sur nos vies.</p>
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