Archive for 2008

Skier aux US est ennuyeux par rapport a l’Europe.

Skier aux US est ennuyeux par rapport a l’Europe.
A l’ouest des USA, les terrains skiables sont loues par les operateurs au Gouvernement Federal. Donc le tissu economique riche entre les communes, proprietaires prives commercants et operateurs pour l’activite du ski qui existe en Europe n’a jamais pu se developper. De plus, les operateurs s’autoselectent vers des tailles grandissantes pour compenser les couts de negotiation, permis et assurances imposes par le gouvernment. Par exemple, Vail Resorts (Colorado) gere Heavenly Valley (Californie-Nevada). Les infrastructures sont uniformes du aux codes de construction imposes aux operateurs uniques pour chaque domaine qui doivent de plus faire agreer tous les concessionnaires sur le domaine skiable. D’ou on voit beaucoup de restaurants franchises sans compter les `fast food’ dans des `lodges’ qui sont les batiments designes pour centraliser les services de l’operateur. Des domaines geographiquement voisins sont souvent disjoints a cause du desinteressement des buraucraties distinctes qui s’occupent des zones en question a donner les permis pour etablir les liaisons mecaniques et les pistes skiables. Un example typique est `June’ et `Mammoth’ Mountain qui sont gerees par le meme operateur qui offre des forfaits communs mais qui necessite une heure de voiture pour aller de l’une a l’autre. Tres peu de chalets ou appartements `ski-in/ski-out’ sont disponibles tant construire en bordure du terrain federal est problematique. Il y a donc en dehors du domaine des aires de parking enormes par compensation avec supermarches qui rappelent davantage un milieu urbain qu’estival. Les forfaits coutent en general au dessus de 70 dollars par jour pour des aires skiables utilisables bien inferieures. Les reglements imposees sur les skieurs sont multiples a cause des juridictions additionnelles des `counties’, etats et gouvernement federal en plus de ceux de l’operateur.

4 comments décembre 12th, 2008

Etat d’esprit

Pourquoi autoriser la liberté, puisque celle-ci peut conduire à la mort ?

«Certaines associations ont contesté cette proposition mais les personnes de terrain, elles, comprennent parfaitement ce que j’ai voulu dire», a affirmé la ministre [...] Et d’affirmer: «les choses vont avancer et que le débat va se pacifier», car «personne ne peut défendre raisonnablement, pacifiquement, une liberté qui conduise à la mort».

Raisonnement valable pour:

  • la cigarette (évident)
  • les frites et la mayonnaise
  • l’usage de n’importe quel moyen de transport (y compris à pied)
  • le chauffage (monoxyde de carbone)
  • tout loisir en altitude
  • tout loisir nautique
  • et j’en passe…

Cette fois, c’est Christine Boutin propose d’envoyer les clochards SDF dans des centres, de force:

«C’est ce qui s’est passé pour les deux derniers morts SDF, deux hommes visités par des équipes qui leur avaient proposé un hébergement: l’une est morte le lendemain, la deuxième quatre jours plus tard. Est-ce que c’est ce que voulons ? Dans un pays comme la France, 5e puissance mondiale, laisser mourir des gens au motif de leur liberté dont je ne suis pas certaine qu’ils peuvent l’exercer?», a-t-elle insisté.

La 5ème puissance mondiale ne peut pas tolérer que la liberté puisse conduire à la mort. Elle doit donc utiliser sa puissance pour restreindre la liberté, d’abord des plus faibles comme les clochards SDF et puis par touches successives celle de tous les autres. Et vous aurez bientôt des détecteurs de fumée obligatoires, des détecteurs de monoxyde de carbone, des bilans « amiante », des airbags, et je ne sais quoi encore pour vous protéger partout, tout le temps. Interdisons vite la liberté, pour qu’elle cesse son flot incessant de victimes.

9 comments décembre 7th, 2008

L’imposant Sarko

Imposant comme dans « impôts ». Et dire que certains voyaient en lui un sauveur libéral. Sur le plan économique, on repassera:

Les députés ont décidé jeudi d’augmenter de 23% la taxe sur les alcools forts. En revanche, ils ont renoncé à augmenter la taxe sur les cigares, qui n’a pas bougé depuis 2004.

Et puis deuxième nouvelle hausse:

La taxe sur les complémentaires santé finance une partie de la couverture maladie universelle (CMU). Elle va passer de 2,5 à 5,9% de leur chiffre d’affaire. «Les mutuelles font tant de bénéfices… Il est temps qu’elles contribuent à la Sécurité sociale», justifie Bernard Debré (UMP). A gauche, on dénonce un «mauvais coup» porté aux assurés sociaux, tandis que Martine Billard (Verts) prédit «une augmentation à terme des cotisations des complémentaires».

Evidemment la hausse de taxes va être répercutée sur les clients des mutuelles. Rappelons que les complémentaires santé existent du fait de l’incapacité du système étatique à rembourser de façon suffisante les soins, et permettent à nombre de gens à continuer de se soigner. Sans les mutuelles les soins dentaires sont hors de portée de pas mal de bourses, comme pas mal de soins spécialisés. Quand la Sécurité Sociale ira plus mal, l’Etat fera comme en Angleterre:

Dozens of incentive schemes have been uncovered which allow GPs to profit by slashing the number of patients they refer for hospital care. Under one scheme, GPs stand to gain £59 for every patient not referred to hospital, if they cut an average referral rate by between two and eight per cent. Torbay care trust in Devon will pay up to £15,000 to the average-sized GP practice if it hits a swathe of targets, including reducing hospital referrals. . . .

A leading surgeon said that patients’ cancers had already gone undiagnosed after they were denied specialist care under two such « referral management » schemes. . . .

He said: « I recently encountered two cases in which patients referred to physiotherapists later turned out to have a malignant tumour. If they had been sent to a consultant the outcome may have been very different.

Et non, en Angleterre le système de soins n’est pas privé. Au contraire, il est encore plus socialiste qu’en France…

4 comments novembre 11th, 2008

Plus ça change

Plus c’est pareil. Certains doivent se demander ce qui arrive à ce site: les nouveaux posts se font rares, très rares. La cause est simple: difficile d’écrire sans radoter. La France continue sa grande glissade vers l’abîme, Sarkozy continue de savonner la pente, peut-être l’angle est-il moins incliné qu’avec Ségolène mais qu’importe, l’issue sera la même. Prenons quelques exemples:

Dix-sept pays occidentaux réunis à Paris à l’initiative de la France et de l’Allemagne ont cherché à relancer mardi l’offensive contre les paradis fiscaux, Berlin demandant même l’inscription de la Suisse sur la « liste noire » de l’OCDE.

Absent comme la Suisse de la réunion, le Luxembourg, régulièrement critiqué pour son secret bancaire, n’a pas été épargné pour autant mardi, le président français Nicolas Sarkozy l’invitant à montrer l’exemple en matière de réforme du système financier et de transparence.

« Je compte sur le soutien du Luxembourg pour que l’architecture financière (mondiale) soit profondément repensée à l’extérieur et à l’intérieur de notre continent », a lancé le président en exercice de l’UE devant le Parlement européen à Strasbourg.

Le président en exercice n’est autre que l’ultralibéral épouvantail de la gauche, j’ai nommé Nicolas Sarkozy. Il demande, grosso-modo, la fin du secret bancaire pour pouvoir taxer plus. Travaillez plus pour gagner plus, mais n’oubliez pas l’Etat. Tout cela bien sûr sous couvert de « repenser l’architecture financière mondiale », comme si les hommes de l’Etat étaient qualifiés pour ça… (personne ne l’est. Il n’y a que les contrats qui permettent de faire émerger des structures, et encore, avec les banques nationales monopoles d’Etat, les règlementations aberrantes, il n’y a aucune garantie pour que le système fonctionne correctement, cf la crise actuelle). D’ailleurs le ministre des finances lâche le morceau:

« Le secret bancaire doit trouver ses limites. La Suisse a fait des progrès mais sa définition de la fraude fiscale est beaucoup trop réduite », a renchéri le ministre français du Budget Eric Woerth.

CQFD.

Allez, un deuxième exemple d’une politique de droite ultralibérale:

Les sénateurs ont largement refusé lundi soir de modifier la loi SRU, qui astreint les communes de plus de 3.500 habitants à 20% de logements sociaux, un lifting demandé par la ministre dans son projet de loi sur le logement.

Les sénateurs ont adopté, par 314 voix contre 21, cinq amendements identiques de suppression de l’article 17 du texte. Un message claire.

(au passage notez la grammaire défaillante de 20 Minutes.fr)

La loi SRU impose des quotas de HLM, donc oblige les communes soit à acheter des immeubles, soit à constuire quand des terrains sont disponibles et à louer à bas prix. Dans le premier cas il y a forcément raréfaction des logements pour les autres, et les prix vont monter, dans l’autre cas le prix des terrains risque fort d’augmenter… Cette loi n’est ni plus ni moins qu’une subvention aux pauvres au détriment des autres. Une belle politique redistributive, bien socialiste. Et puis les conditions d’attribution de ces logements n’est pas toujours claire, voilà un bon levier politique pour acheter quelques votes… Le Sénat, dois-je le rappeler, est majoritairement à droite. Il aurait donc pu adoucir la loi, et Boutin aurait pu demander son abrogation pure et simple… que nenni!

Encore besoin d’exemples ?? Mais ne vous inquiétez pas, on en trouve toujours plus!

526 voix pour. 4 voix contre. C’est un score rarement atteint à l’Assemblée, avec un vote inédit des députés socialistes… « Commentaire du ministre de l’Ecologie, ravi : « la magie du Grenelle opère ! ». Le projet de loi relatif au Grenelle de l’environnement a été voté mardi après-midi en première lecture à l’Assemblée nationale, avec le soutien du PS.

C’est le 1er vote positif des socialistes sur un texte d’importance depuis le début de la législature. Avec une flopée de réactions heureuses. Si Arnaud Montebourg trouve « normal que tous les efforts se conjuguent« , Manuel Valls, qui avait regretté l’abstention de son groupe sur l’adoption d’un plan d’urgence pour les banques, a jugé « évidemment positive » cette unanimité. Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, s’est « réjouie » de ce vote. Un vote « historique« , pour le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo. « Aujourd’hui, on peut dire que la magie du Grenelle continue à opérer.« 

Ah, la magie du Grenelle! Vous faire croire qu’une catastrophe écologique est imminente, et que la solution c’est toujours plus de taxes, de lois, de contraintes diverses et variées pour les industriels et les particuliers, du bilan écologique de votre maison, en passant par des normes de production, des bonus malus sur les voitures et on ne sait quoi encore… Et bien évidemment, comme dans le cas de la loi SRU, tout le monde a voté ensemble. Le premier résultat, le voici:

La commission des Finances de l’Assemblée a adopté mardi un amendement UMP-NC instaurant une taxe de 0,15 euro sur chaque sac de caisse en plastique et de 0,10 euro sur chaque sac en plastique pour fruits et légumes, selon source parlementaire. Cet amendement, qui doit encore faire l’objet d’un vote en séance publique dans le cadre du budget 2009, vise à favoriser l’utilisation de sacs en plastique biodégradables, qui permet d’éviter « l’émission de 30 à 75% de dioxyde de carbone »

Continuons ce petit florilège, en parlant de moralisation de la finance:

La collectivité locale, sous l’impulsion de l’ancien président communiste, Hervé Bramy, s’était laissé tenter par des « swaps », des prêts structurés (lire édition du 17 octobre), dont le taux d’intérêt est garanti plusieurs années à un niveau faible avant de pouvoir fluctuer selon des critères imprévisibles. En l’occurrence le taux de change du yen, du dollar ou encore du franc suisse.

Concrètement, le remboursement de 22 millions d’euros annuels pourrait monter à 39 millions à partir de 2011 si les conditions sont mauvaises. Soit 17 millions d’euros de perdus chaque année. « L’équivalent de la construction d’un collège », se désole Claude Bartolone, qui a demandé aux services du département de renégocier les prêts, notamment auprès de la banque Dexia. Laquelle se dit à la disposition de son client.

Un communiste qui se laisse tenter par des swaps… avec l’argent des autres, comme toujours! Au fait, Dexia, cette banque sauvée de justesse par les Etats français et belges, devinez quoi: elle finance beaucoup de collectivités locales:

L’entourage de la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, indique en revanche qu’une réflexion est engagée avec le ministère de l’Economie et des Finances pour trouver des solutions « aux problèmes que rencontrent les établissements financiers qui interviennent au profit des collectivités territoriales ».

Ces établissements, parmi lesquels figurent Dexia, la Caisse d’épargne, le Crédit agricole ou la Société générale, ont accordé des prêts à moyen et à long terme aux collectivités locales. Elles rencontrent actuellement des difficultés pour trouver des ressources de même maturité en raison de la crise financière

Tout va bien dans le meilleur des mondes: la banque prête de l’argent à l’Etat insolvable, qui prête de l’argent à la banque insolvable, pour lui prêter de l’argent! Qui paye dans tout ça ? Hmm vous avez deviné je crois…

Et les Français dans tout ça ? Oh ben les Français sont d’incommensurables imbéciles, nourris au bon média bien de chez nous, et ils adorent leur Etat:

Automne pluvieux, conjoncture en berne, moral des ménages à zéro… Les Français semblent avoir peu de motifs de satisfaction en cette fin d’année. A part peut-être leurs services publics. A en croire un sondage TNS Sofres, rendu public mardi, ils sont quatre sur cinq (80%) à être satisfaits de leur qualité.

Petit bémol, tout de même, ils sont 51% à penser qu’ils coûtent cher au contribuable contre 44% qui pensent le contraire. Par ailleurs, 70% des Français ont le sentiment que les services publics se sont beaucoup ou assez modernisés au cours des dernières années, contre 29% qui estiment qu’ils se sont peu ou pas du tout modernisés.

34% jugent la modernisation de l’Etat prioritaire, 52% importante mais pas prioritaire, et 12% peu importante.

80% de satisfaits! Youpi! La chute peut continuer! Et voilà pourquoi je n’écris presque plus: tous les jours c’est la même chose. Et j’ai pris ma décision: je m’enfuis de ce pays avant qu’il ne fasse faillite!

66 comments octobre 21st, 2008

Le capitalisme d’Etat

Bien évidemment j’ai entendu maintes et maintes fois sur les radios françaises que la crise financière actuelle est due aux « limites du marché » (mais qui met des limites au marché justement ?), à ses « imperfections » (car les règlementations d’Etat sont parfaites ?), bref qu’il est grand temps de réguler. Tout cela relève d’une ignorance totale des problèmes ou d’une volonté au contraire de maintenir dans l’ignorance l’auditoire. Pour tout savoir, Jesrad a écrit une série de posts intéressants sur le sujet.

Pour ma part, j’aimerais juste dire un mot sur les 700 milliards de dollars prévus par l’Etat américain pour sortir d’affaire les grandes banques et compagnies d’assurances: c’est une nouvelle catastrophe qui s’annonce, car un très large pan de la finance va passer littéralement sous contrôle de l’Etat américain, un grand modèle de gestion (déficit permanent, opacité, dérapages… tout comme l’Etat français et tous les autres Etats du monde). Nul ne sait comment seront dépensés les 700 milliards:

It gives the Secretary of the Treasury essentially unlimited power to use $700 billion to make purchases the scope of which is defined very loosely and vaguely. It even says: Decisions by the Secretary pursuant to the authority of this Act are non-reviewable and committed to agency discretion, and may not be reviewed by any court of law or any administrative agency.

Le ministre des finances US aura tout loisir de dépenser comme bon lui semble, sans avoir de comptes à rendre à quiconque (autorité judiciaire ou autre) sur ses actes. En gros, on donne un carnet de chèque avec 700 milliards de dollars à une personne.

J’avoue ne pas avoir assez de connaissances pour prétendre dire quoi faire à ce moment précis pour éviter une crise pire encore que celle présente, mais il est clair qu’encore une fois après avoir sauvé un tas d’établissements ayant prise de mauvaises décisions, en confortant des fortunes sur le dos des contribuables, en régulant encore une fois de plus le marché (en limitant son champ d’action), dans quelques années les problèmes reviendront. Sans responsabilité, les décisions n’ont plus de conséquences, donc toute prise de risque devient autorisée. Les mêmes causes produisent les mêmes effets, et dans quelques années ce sera à refaire.

13 comments septembre 22nd, 2008

La culture n’est pas une marchandise

Mais elle a très certainement une valeur pour tous ceux du show-business. Et ils tiennent à leur gagne-pain ces gens là:

Qui finance le cinéma en France?

Plus de publicité sur les chaînes de France Télévisions = moins de cinéma français? L’Association des producteurs de cinéma (APC) a adressé, mardi, une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy pour demander des garanties sur le maintien du rôle du groupe audiovisuel dans le financement du cinéma français.

Enjeu

Car France Télévisions est l’un des principaux contributeurs du 7e art. Il a notamment participé aux films «Entre les murs», Palme d’or à Cannes en 2008, «La graine et le mulet» ou encore «Amélie Poulain».

Et France Télévisions a probablement « participé » à un tas de navets dont personne n’a jamais entendu le titre, que personne ne louera en DVD ou ne paiera pour voir en VOD. Par contre nul doute qu’ils iront grossir les étals des « médiathèques » municipales et des comités d’entreprises publiques.

«Pour le cinéma, France Télévisions c’est plus de 50 millions d’euros de financement par an qui bénéficient à 60 films français sur 180, soit un tiers du cinéma français, explique Frédéric Goldsmith, délégué général de l’APC. Cela représente un investissement moyen de 800.000 euros par film aidé, sur un budget moyen de 4 à 5 millions d’euros par film. En clair, entre 1/5 et 1/6 du budget total d’un film est financé par France Télévisions.» Le manque à gagner est donc considérable et «ne sera pas compensé par l’arrivée d’Orange dans le cinéma», selon Frédéric Goldsmith. Un enjeu qui pourrait fragiliser un peu plus le montage financier d’un film, déjà complexe. Explications.

Un tiers des films bénéficie des 50 millions d’euros. J’imagine la foire d’empoigne pour profiter de la manne. J’imagine aussi les projets plus ou moins bidons montés uniquement pour capter une partie du déluge d’argent « public »… Combien de films ne verraient pas le jour sans cet argent ? Si personne n’investit dans un produit, c’est parce que personne ne voit son intérêt sur le marché…

Les principales sources de financement

La première source de financement est celle des «producteurs»: ce sont des sociétés de productions, des chaînes de télévision (Arte France Cinéma, France 2 Cinéma, France 3 Cinéma, M6 Films, StudioCanal, TF1 Films Production) et, tout récemment, l’opérateur France Télécom via «Studio 37-Orange». Il s’agit des «fonds propres» qui peuvent être en numéraire ou en nature (matériel par exemple). Ils représentaient un peu plus du quart du financement de la production d’un film en 2006. Cette même année, «les producteurs français ont contribué pour près de 275 millions d’euros au financement des films à majorité française», note ainsi Unifrance dans un rapport présenté lors du 5e Rendez-vous franco-allemand du cinéma, en novembre 2007, à Versailles.

Viennent ensuite les fonds des chaînes de télévision, sous la forme de préachat des droits de diffusion, qui représentent environ un quart du financement (à distinguer de la coproduction via la filiale cinéma des chaînes).

Il faudrait gratter un peu, mais il y a des lois qui obligent les télévisions à « investir » dans le cinéma français…c’est ni plus ni moins qu’une taxe camouflée.

Enfin, d’autres acteurs peuvent participer au financement d’un film: les Sociétés pour le financement de l’industrie cinématographique et audiovisuelle (Sofica), qui permettent aux contributeurs des réduire leurs impôts;

Encore une « incitation » fiscale…

le soutien sélectif qui consiste en une avance sur recette de films choisis (ces aides sont attribuées en fonction du scénario, donc de la «bankabilité» d’un projet); et les banques. C’est là qu’intervient l’Institut pour le Financement du Cinéma et des Industries Culturelles (IFCIC). Détenu à 49% par l’Etat, il a pour mission de contribuer au développement des industries culturelles, en leur facilitant l’accès au financement bancaire. En clair, il s’agit d’un médiateur offrant aux banques une garantie financière en cas de défaillance de l’entreprise.

Bref si un film n’est absolument pas rentable, vos impôts rembourseront les banques…

Le rôle de l’Etat

Et avant, c’était quoi sinon le rôle de l’Etat ? Mais non, attendez, il y en a encore!

Autre point important au financement: le soutien automatique investi. Chaque film qui reçoit l’agrément du Centre national de la cinématographie (CNC) peut bénéficier de fonds issus du compte de soutien. Il est alimenté, entre autres, par trois taxes sur les diffuseurs télévisuels, sur les billets de cinéma et sur les éditeurs vidéo. Les régions et les pays étrangers participent également au financement d’un film, lors d’une coproduction, comme pour «Les Ch’tis» (la région Nord-Pas-de-Calais) ou « Les poupées russes» (le Royaume-Uni).

La création d’un film suppose un suivi au long court, allant de l’écriture du scénario jusqu’à la diffusion du film en salle (appelée «exploitation»). Le CNC propose différentes aides en fonction de ces étapes, auxquelles s’ajoutent les incontournables phases de postproduction (montage et mixage du film, effets spéciaux…) et de distribution. Le ministère de la Culture répertorie les multiples aides existant en France.

Il faut bien un site web pour les répertorier… Quel est le temps passé à étudier toutes ces demandes de subventions ? Quel est le temps passé à rassembler des preuves fiscales pour les déductions d’impôts ? Comment sont attribuées les subventions et prêts divers ? Peu importe après tout: si la culture n’est pas une marchandise c’est certainement un business pour un grand nombre…

20 comments juillet 23rd, 2008

Le grand réchauffement a fait une victime

Une victime de plus en Argentine du Grand Réchauffement Climatique:

Les conséquences du réchauffement climatique mondial se font de plus en plus sentir. L’arche de glace haute de 60 mètres, qui s’était détachée dimanche du bord du gigantesque glacier argentin Perito Moreno, s’est effondrée mercredi.

De telles cassures du Perito Moreno se produisent habituellement pendant l’été austral, attirant des milliers de touristes, comme le montre cette vidéo diffusée sur Youtube:

Que le front du glacier se rompe cette fois-ci en plein hiver austral est à attribuer au changement climatique, estiment scientifiques et écologistes, sans être unanimes à ce sujet. Les télévisions argentines, qui couvraient l’événement en direct depuis dimanche, n’ont pu capter ce moment: lassées par l’attente, elles avaient plié bagages avant l’effondrement, selon l’AFP.

Oui et puis que depuis le 1er juillet le thermomètre n’ait pas dépassé les 25°C sur Paris prouve le refroidissement. Ou peut-être pas. Vivement le réchauffement.

4 comments juillet 12th, 2008

FBI: fausse bonne idée

Les Bonnes Idées sont simples à évaluer: on les met sur le marché, et les clients décident. Ils votent avec leur porte-monnaie. Le produit leur plaît ? Ils achètent, l’idée est entérinée. Il ne leur plaît pas ? Tant pis, l’idée est enterrée. Le tri se fait au travers d’essais et d’erreurs. Oh bien sûr on tente de « maîtriser les risques », on prévoit des « plans B », des « solutions dégradées », et toutes sortes d’artifices. La réalité crue c’est toujours ce couperet qui tombe un jour ou l’autre quand un concept n’est pas rentable. Ah, j’ai lâché un gros mot: rentable. C’est peut-être pour ça que les Zeppelins ne volent (et peut-être un peu parce que le IIIème Reich a été défait dans les plaines de Russie et sur les plages de Normandie…): la rentabilité.

Mais bon, il y a aussi les politiciens, les impôts, les subventions… et du coup, en France, on pourrait avoir des dirigeables dans les airs:

Ils ne veulent pas être vus «comme des savants fous». Jean-Marc Brûlé, conseiller régional Vert et maire de Cesson (Seine-et-Marne), Daniel Brunel et Jean-Paul Planchou, respectivement vice-président PC et chef du groupe PS à la région, ont dévoilé hier une étude très sérieuse sur la réintroduction du ballon dirigeable en Ile-de-France. Le trio a eu l’idée de cette étude en novembre 2006. Pour eux, ce mode de transport est une alternative intéressante à l’utilisation de l’avion.

«Cela ne pourra jamais concurrencer économiquement et écologiquement le train. Mais c’est judicieux pour ce qui est transporté en avion. La Poste est notamment intéressée pour livrer ses colis en Corse. Une entreprise comme Sanofi, qui fait du transport massif de médicaments, pourrait aussi y trouver son compte», raconte l’élu.

Le premier prototype pourrait être livré d’ici à un ou deux ans, et l’exploitation commerciale commencer dans cinq ans. La région jouerait alors un rôle de fédérateur. «Nous voulons créer un consortium qui rassemble chercheurs, industriels et financiers pour monter le projet», précise Jean-Marc Brûlé. Les délais de mise en service ont été bien réduits par rapport aux premières estimations, car le cours du baril flambe et les industriels cherchent activement des moyens de transport alternatifs. «Nos délais de fabrication sont indexés sur le prix du baril», s’amuse Jean-Marc Brûlé. Il pense que ces dirigeables pourraient aussi être une option pour les touristes, avec des engins plus petits. A terme, ils seront recouverts de panneaux solaires souples et fonctionneront à l’hydrogène ou aux piles à combustibles.

La vraie question est: le rôle fédérateur de la région = des subventions ? Ou juste du travail de commercial gratuit ? Ou des « incitations » pour les entreprises qui feraient appel aux services des dirigeables ? Une chose est sûre: l’argent de vos impôts ne sera pas perdu pour tout le monde.

Si cette idée était vraiment promise à un grand avenir, nul doute qu’un entrepreneur s’emparera de l’idée et la fera fructifier. C’est dans la nature humaine de s’engouffrer dans les brèches. Les politiciens eux, s’engagent dans des gouffres. Et ils ne font jamais que les creuser plus profond, nous entraînant avec eux.

Add comment juillet 10th, 2008

Ennemie du peuple

Les traîtres, comme il se doit, seront fusillés. Ou, à défaut, assassinés:

Judge Monica Fernandez, a Venezuelan human rights advocate, was shot by on January 4 in what police ruled a botched car robbery. The night before the attack, she was branded an enemy of the state, a coup-plotter, and a fascist on a state television show which condemns those who dare to oppose the government’s actions. Coincidence?

L’armée pour les producteurs de lait, des assassins pour les avocats des droits de l’Homme ? Pas étonnant que Chavez soit le chouchou des altermondialistes…

20 comments janvier 21st, 2008

El presidente

Quand les médias français évoquent Chavez, c’est à propos des « négociations » avec les FARC pour libérer Ingrid Betancourt (1 otage parmi les milliers que retiennent les FARC), ou pour évoquer ses « programmes sociaux ». Rarement pour évoquer la réalité de son régime « socialiste », qui n’est qu’une dictature amenant inévitablement le pays à la ruine:

President Hugo Chavez threatened Sunday to take over farms or milk plants if owners refuse to sell their milk for domestic consumption and instead seek higher profits overseas or from cheese-makers.

With the country recently facing milk shortages, Chavez said « it’s treason » if farmers deny milk to Venezuelans while selling it across the border in Colombia or for gourmet cheeses.

« In that case the farm must be expropriated, » Chavez said, adding that milk plants could also be taken over. Addressing his Cabinet, he said: « If the army must be brought in, you bring in the army. »

Source: Jerusalem Post. Il faut lire un journal israëlien pour trouver ce genre d’infos, car ce n’est ni Libération ni Le Monde qui vous en parleront: devant les pénuries de lait, Chavez s’apprête à envoyer l’armée réquisitionner les fermes et les usines de lait. Le Vénézuela manque de lait, quand le pétrole est à 100$ le baril, et que la production vénézuelienne quotidienne est de 3 millions de barils. On achète combien de litres de lait avec 100$ ?

2 comments janvier 21st, 2008


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