faut-il quitter la Sécurité Sociale ?
Une question brûlante d’actualité
Quelle drôle de question pourront se demander certains : « Tout marche pour le mieux….Je suis remboursé….Pourquoi partir ? »
Pourtant nous sommes bien obligés de cotiser à des mutuelles pour être mieux couverts alors que les cotisations sociales d’assurance maladie ne cessent d’augmenter. De même que dans mon précédent article sur l’état de la Sécurité Sociale, j’ai exposé les sombres perspectives.
Il faut donc nous pencher d’avantage sur ce qui va devenir une question brûlante d’actualité : quitter la sécu ?
Les cotisations sociales que nous versons sont plus élevées que les primes des assureurs privés pour une couverture équivalente. Autrement dit, les prestations offertes par les assureurs privés sont meilleures à prix égal. Même un couple de smicards a intérêt à quitter l’Assurance Maladie…
Cette incitation pourrait être amplifiée par « le phénomène de gonflement du salaire ». En effet, un salarié qui opte pour une assurance privée, va toucher son salaire intégral. C’est à dire le salaire brut ainsi que les cotisations sociales patronales. L’effet psychologique positif est évident, même si une partie de cet argent récupéré servira à payer les primes d’assurance. De plus, la part non utilisée offrira une augmentation immédiate du pouvoir d’achat aux français. Il y aura donc en réalité deux effets psychologiques. Une communication efficace sur cet aspect du problème pourrait avoir un impact considérable sur la population française.
Il faut ajouter à cela, les décisions prochaines du gouvernement. Elles pourraient bien peser encore plus sur ces effets positifs. Si le Gouvernement Raffarin décide une augmentation de la CSG et de la CRDS, cela pourrait accentuer le phénomène de départ. Car comme nous l’avons vu plus haut, l’adhésion à un assureur privé entraîne l’arrêt du versement aux contributions obligatoires.
La concurrence est un phénomène très apprécié, en particulier des français, car ils savent la faire jouer à plein pour leur plus grand avantage. L’exemple récent de l’ADSL est tout à fait frappant. Le cabinet britannique Quantum-Web a montré que la France avait les prix les plus compétitifs du marché en Europe et cela en très peu de temps. La guerre des prix fait rage et n’est pas terminée.
Dans une moindre mesure, nous devrions voir un phénomène similaire entre les assureurs. Les mutuelles feront tout pour conserver leurs adhérents déjà assurés pour une complémentaire. Les assureurs européens, arrivés les premiers sur le marché tenteront d’accroître leurs nombres d’adhérents pour prendre pied sur le territoire. Ils semblent, en tout cas pour l’instant, avoir l’avantage, car ils sont agrées et sont en situation financière saine par rapport aux mutuelles françaises.
Les prix vont donc baisser un peu, mais ils baisseront avec des avantages (réductions, gratuité sous certaines conditions, avantages en nature,etc…).
Nous pouvons donc nous attendre à des offres de plus en plus intéressantes dans les mois qui viennent.
Vous l’avez compris, que vous soyez salarié, retraité ou indépendant, il ne faut pas rester à la Sécurité Sociale !
Par David Valancogne 20 avril 2004 à 14 h 02 min
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9 Commentaires Ecrire un commentaire
1. Par couard inquiet | Le 20 avril 2004 à 2:47
tout a fait d’accord sur la principe.
Mais quid de la perennité des assureurs et mutuelles ?
l’assureur aura t il le loisir de vous virer quand et si votre risque devient mauvais (c’est à dire quand vous aurez vraiment besoin de l’assurance en question).
Existe t il une législation en la matiere, permettant à chacun d’avoir la certitude qu’il pourra rester assuré jusqu’au bout ?
2. Par nono | Le 20 avril 2004 à 5:10
Et quand on est au chômage on fait quoi?
3. Par pleutre anonyme | Le 20 avril 2004 à 5:12
mais si personne n’est au courant (en particulier les entreprises) qu’on peut prendre une assurance privee plutot que de payer les cotisations salariales et patronales, qui va accepter de commencer a rompre avec ce systeme ???
je me vois mal dire a mon patron de me laisser toutes les charges sociales sur mon salaire, je me debrouille avec. Il ne l’acceptera jamais, il est trop habitue au systeme actuel.
4. Par Georges Lane | Le 20 avril 2004 à 5:48
C’est pour cela qu’il faut disséminer les connaissances dans le domaine par tous les moyens.
A commencer par en parler.
5. Par Philippe | Le 20 avril 2004 à 11:18
Je ne vois pas (hélas !) la fin du monopole de la sécu.
Le problème est que de l’extrême gauche à l’extrême droite
tout le personnel politique est d’accord pour ne pas
toucher à cet « acquis essentiel que le monde entier nous
envie ».
Nous allons dans le mur ! Ce constat est fait par à peu près
tout le monde. Mais le dogme absolu martelé par des
générations de socialo-communistes, véritable terrorisme
intellectuel imprègne trop les esprits pour qu’il soit
possible d’oser en sortir.
Nous allons dans le mur; démontons le mur et rebatissons
le plus loin; mais surtout, ne changeons pas de direction.
Pourquoi ?
Parceque l’organisation de notre système de protection
sociale permet à une minorité syndicaliste de contrôler
un budget supérieur au budget de la nation et ce, sans
aucun contrôle parlementaire.
Ils ne vont pas lâcher le morceau facilement, c’est bien
trop juteux. Ils (les apparatchiks de la CNAM et ces
messieurs qui nous gouvernent) préfèreront pousser le
bouchon jusqu’au bout… Seul un écroulement de l’édifice,
devenu trop pourri, finira par se produire. Cela me fait
penser à bien des égards à la chute finale de l’empire
soviétique.
Il est alors parfaitement logique de hâter cette chute
en essayant pas tous les moyens (modestes à l’échelle de
l’individu), afin d’éviter au maximum la prolongation de
cette folie. C’est ce que font de plus en plus d’entre-
preneurs en quittant le navire qui sombre. On ne peut les
blâmer dès lors qu’il en va de leur survie et que
l’amputation de cette masse gangrenée devient chaque jour
plus urgente.
6. Par pleutre anonyme | Le 27 avril 2004 à 3:34
« En effet, un salarié qui opte pour une assurance privée, va toucher son salaire intégral. C’est à dire le salaire brut ainsi que les cotisations sociales patronales. »
Comment arrivez vous à concilier cette affirmation avec celle qui consiste à faire porter sur le coût du travail en France la responsabilité des problèmes qu’elle connaît ? Je serai très surpris si, sans même parler de supprimer ce qui reste du SMIC, les employeurs acceptaient de verser à leurs salariés la totalité de la somme qu’ils versent à l’heure actuelle. Ceci dit, je pense que les salariés sont mal informé sur le coût réel de leur travail, volontairement pour les maintenir dans un état favorable à leur controle par l’ignorance et la crainte.
« les prestations offertes par les assureurs privés sont meilleures à prix égal »… tant qu’on est en bonne santé ! ce que les assureurs oublient soigneusement de dire dans leurs publicités.
7. Par pleutre anonyme | Le 27 avril 2004 à 4:01
» La concurrence est un phénomène très apprécié, en particulier des français, car ils savent la faire jouer à plein pour leur plus grand avantage. »
en effet ! les français, courageusement enthousiasmés par leur dirigeants, se sont rués pendant 40 ans dans les super et hypermarchés dont la réussite n’est finalement basée que sur le pillage des ressources selon un principe de COURSE A LA MOINS VALUE. vous qui pronez la liberté d’entreprende, pouvez vous me dire ou se trouve le grand avantage des français lorsque je vous dis :
-destruction de centaines de milliers d’emplois d’indépendants (commerçants, petits intermédiaires, petits producteurs)
-concentrations des enseignes et de la puissance d’achat et soumission des producteurs,
-destructions des emplois salariés de l’industrie,
-destruction de l’écosystème dans les régions à forte activité agricole, avec conséquences néfastes sur le tourisme (activité prédatrice s’il en est) qui prétendait panser les plaies de l’exode rural,
-destruction de l’esprit civique par corruption systématique des pouvoirs politiques, puis dénonciation candide de cette corruption à laquelle les grands distributeurs, M.E.L. en tête, auraient été soumis « à l’insu de leur plein gré ».
-destruction de la valeur travail par l’imposition de conditions indignes (temps partiel, horaires parcellisés)
-échelle des profits indiscible car obscène entre la caissière et le propriétaire du magasin.
-dévitalisation économique et sociale de quartiers entiers réduits au rôle de cité dortoir, sans parler des campagnes ou ne règne plus qu’un supermarché par canton dans le meilleur des cas.
-détérioration qualitative des produits
-détérioration de l’environnement par la surproduction d’emballages
-etc.
Comment voulez vous me faire avaler que les assureurs, qui sont déjà beaucoup plus fort que ne l’étaient Leclerc, Mulliez, Guichard, Fournier et Defforey, etc à leurs débuts, ne reproduiront pas cette COURSE A LA MOINS VALUE que personne ne veut dénoncer.
8. Par pleutre anonyme | Le 27 avril 2004 à 4:18
… j’ai déjà avalé tant de couleuvres depuis 45 ans que je dis qu’aucun collaborateur « scientifique » n’arrivera à me faire croire que les assureurs n’ont d’autre but que de mettre la main pour leur seul profit sur le pactole de la Sécu, en évitant soigneusement de dire que la résorbsion du chomâge par une politique volontariste résourdrait les problèmes d’assurance sociale. Mais la mode n’est pas à la moralisation de l’économie pour préserver notre civilisation…
PS : les petits commerçants ont refusé d’adhérer aux régime général et ont depuis toujours préféré un système de capitalisation personnelle (fonds de commerce, pierre, placements). Combien claquent la machoire aujourd’hui parce que rien de cela n’a tenu ses promesses ? en particulier les fonds de commerces dont la valeur à quasiment disparu par le fait même des grands distributeurs qui prônent le libéralisme. marché de dupes !
9. Par La crise - Deuxième part&hellip | Le 21 janvier 2009 à 8:24
[...] Dans ce nouveau western, où tout est dématérialisé, où seule l’information et sa pertinence à l’anticipation compte, se dessinent déjà les nouvelles tendances de demain. Et avant de s’amuser à spéculer sur la nouvelle bulle en devenir et de titiller la solvabilité de nos états, la dictature des boutons de manchettes ira peut être s’amuser à détruire vos dernières illusions… [...]
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