SECU : CE MONOPOLE INIQUE
une escroquerie historique est son origine
Une spoliation organisée est son objectif
mais sa fin est toute proche…
En 1945 le tout puissant Parti Communiste imposa le monopole de la Sécurité Sociale, écartant de fait les assureurs et mutualistes.
Pour comprendre cet aboutissement il faut revenir un siècle en arrière :
Depuis son origine, à la fin du XVIIIe siècle, la prévoyance, est une initiative privée émanant d’associations mutualistes dans les milieux les plus pauvres. Ces associations sont rejointes plus tard par les sociétés d’assurance et leurs capitaux. Mais à partir des années 1820, l’Etat comprend l’intérêt financier de l’essor de la prévoyance. Il met en place un circuit financier pour drainer les fonds de prévoyance libre vers un établissement public pour acheter des titres d’Etat.
L’objectif est simple : avancer des fonds au trésor public et financer son éventuel déficit. Cela ne tarda pas à arriver. La révolution de 1848 mit au bord de la faillite les caisses d’Epargne tenues de déposer leurs fonds à la Caisse des dépôts et des consignations depuis une loi de 1837. Les autorités se tournèrent donc vers les fonds de prévoyance retraites beaucoup plus adaptés pour financer les déficits publics. La création de la Caisse de retraites ou rentes viagères pour la vieillesse est créée dès 1850.
Les sociétés de secours mutuels furent contraintes ou incitées financièrement à déposer leurs fonds de retraite auprès de cet établissement adossé à la caisse des dépôts de consignation pour amortir la dette publique. La pratique de l’amortissement fut abandonnée en 1875, ce qui n’empêcha pas les pouvoirs publics d’améliorer leur circuit de financement. Ils obligèrent les institutions patronales de retraite à déposer leurs fonds auprès de la Caisse nationale des retraites.
La pièce du drame est en place : des institutions de prévoyance et leurs adhérents comme victimes, un circuit financier pour détourner des fonds, un Etat escroc pour l’organiser, un but : la spoliation, voilà la vérité de l’histoire !
Les pauvres furent les premières victimes de ce montage. Les sociétés de secours mutuels ne pouvant honorer leurs engagements à cause des déficits publics, beaucoup d’ouvriers malades par exemple ne purent s’arrêter de travailler et toucher des indemnités maladies.
Cette escroquerie fut présentée par les autorités comme « un gage de sécurité ». En réalité elle provoqua la faillite ultérieure de la capitalisation française à l’instar de la capitalisation anglo-saxonne. Celle-ci non soumise à l’Etat prit un essor prodigieux.
En France, à partir des années 20, le montage financier supporta mal l’inflation.
Le cynisme et la farce atteignirent leur paroxysme : on accusa les insuffisances de la capitalisation, alors que ce fut l’Etat lui-même qui fit mourir à petit feu le système par capitalisation. L’objectif était atteint. Après avoir drainé les fonds, il ne restait plus qu’à s’en emparer complètement : Dès 1933 on tenta d’imposer par la force une substitution du régime de répartition à celui de la capitalisation. Ce fut un échec, mais l’Etat ne s’arrêtant pas en si bon chemin répéta l’opération en 1941avec René Belin, précipitant la chute des protections sociales privées. Le coup de grâce fut donné en 1945.
Aujourd’hui quel parti politique ose raconter cet épisode de l’histoire ? Aucun, car tous ont touché de loin ou de prêt à ce processus de spoliation. Quel média va rappeler que la répartition est née d’une volonté de l’Etat de s’emparer de fonds privés ? Aucun, car ils sont tous marqués du socialisme ambiant. Celui-ci ne vise -t-il pas justement à maquiller une spoliation des uns au profit des autres sous un motif social « d’un soi disant bien collectif » ?
Mais le drame continue. Les fonds placés au sein de la Sécurité Sociale, servent à financer une administration toujours plus pléthorique. Et nous ne sommes plus à une escroquerie prêt : les fonds servent à financer secrètement les syndicats qui les gèrent comme l’expose Gérard Maudrux dans son livre « Retraites le grand mensonge ». La mauvaise organisation et la mauvaise gestion de la branche maladie a entraîné le déficit que l’on connaît. Le déficit démographique va faire sombrer dans quelques années les régimes par répartition. Ceux qui n’auront pas pris soin de recourir aux assureurs et mutualités n’auront plus que leurs yeux pour pleurer et leurs éventuels enfants pour les aider.
Deux catégories vont être violemment touchées : les personnes âgées sans enfants et les pauvres et catégories intermédiaires qui n’auront pas pu cotiser à des régimes complémentaires. Quel bel exemple de « justice sociale » prônée par les socialistes et leurs complices !
Aujourd’hui il est trop tard pour les personnes âgées qui ne l’ont pas encore fait de prendre des assurances vies. Les cotisations sociales obligatoires sont tellement élevées que les pauvres, les classes moyennes et les familles nombreuses n’ont pas la capacité de cotiser en plus à un régime privé. Et que fait le Gouvernement plutôt que de faire cesser cette farce : il essaye d’une manière ou d’une autre d’augmenter les cotisations d’un système condamné . Il veut empêcher les français de quitter le « Titanic » !
On invoque les « Dieu Egalité et Fraternité » comme toujours, car il vaut mieux tous sombrer fraternellement ce sera moins douloureux….
Cette escroquerie organisée doit cesser. Il est temps d’abattre le masque et de restaurer la vérité.
Heureusement pour nous, lEurope a imposé à notre pays depuis 1994 de transférer les directives imposant la concurrence dans le domaine de la prévoyance. Cest dans la plus grande discrétion que lEtat français a tout fait pour retarder la mise en concurrence de la Sécurité Sociale jusquen avril 2001 (ordonnance n° 2001-350 parue au Journal officiel du 22 avril 2001), date à laquelle Jacques Chirac et Lionel Jospin ont signé les ordonnances transposant les directives européennes.
La Gauche comme la Droite sont restées muettes, les médias aussi. Ceux-ci se refusent de croire à la fin du système. Et pourtant, lEurope a ouvert la voie à la concurrence et au système de santé le plus libéral du monde (bien plus que les USA).
Le MEDEF refuse de rester dans le navire en perdition. Le CSMF principal syndicat des médecins libéraux se rapproche de la mutualité française. Ce syndicat veut négocier les honoraires libres des médecins et sassurer dune vision commune du futur système de santé français avec les principaux partenaires du marché (les mutuelles détiennent plus de 80 % du marché de lassurance complémentaire). Le gouvernement sapprête à définir le panier de soins qui servira de base pour tous les assureurs et mutuelles
Autant de signes de limminence de la concurrence.
Cest tout un pan de notre société qui va sécrouler, mais personne ne regrettera ce temps. LEtat-Providence tombera dans loubli aussi vite quil a été imposé brutalement.
Ce monopole inique est terminé.
Par David Valancogne 22 février 2004 à 12 h 51 min
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3 Commentaires Ecrire un commentaire
1. Par Gil | Le 23 février 2004 à 8:03
En effet, le principe même de libre circulation des personnes et des biens au sein de l’Union Européenne ne peut tolérer l’existence du monopole de la Sécurité sociale. Ainsi, 2 directives européennes de 1992 autorisent les sociétés d’assurance, les institutions de prévoyance et les mutuelles à pratiquer les activités d’assurance et à couvrir les risques sociaux (maladie, chomage, retraite, accidents). La transposition complète de ces directives dans le droit français a vu le jour par l’ordonnance n° 2001-350 du 19 avril 2001 relative au code de la mutualité. Aujourd’hui, des assureurs étrangers (les assureurs français ne sont pas encore prêts) sont déjà de façon effective sur le marché français.
Mais il y a encore plus fort : les résidents fiscaux français qui ne seront plus à la charge d’un régime français d’assurance maladie seront exonérés de CSG et de CRDS (ordonnance n° 2001-377 du 2 mai 2001), cette exonération ne concernant pour l’instant que les CSG-CRDS sur les revenus d’activité ou de retraite. Les CSG-CRDS sur les revenus immobiliers et de placement ne sont pas encore reconnues comme des cotisations de la Sécurité sociale mais bien sûr le combat continue sous la houlette du Dr Claude Reichman, fondateur du Mouvement pour la Liberté de la Protection Sociale en 1991, président du comité CSG et président du Syndicat Retraite Action, dont il faut saluer l’action.
Voir les sites : http://www.claudereichman.com et http://www.conscience-politique.com (dossier : la fin du monopole de la Sécurité Sociale)
Diffusez le plus possible ces informations autour de vous, sachez saisir cette parcelle de liberté dans ce monde étatiste…
2. Par pleutre anonyme | Le 25 février 2004 à 10:13
Merci David pour cet intéressant article avec ses références historiques. Les siècles passent, les gouvernements utilisent les mêmes recettes.
Mais la conclusion est à la fois trop catastrophiste et trop optimiste.
Si les USA sont notre avenir, on imagine comment cela va se passer. Les vieux et les pauvres seront pris en charge par l’État, avec un financement par l’impôt. Dont un impôt sur les assurances et les mutuelles. Un tel système est encore en train de monter en puissance aux USA, tous partis confondus.
Côté santé, le passage aux assurances privées n’est pas une panacée si on regarde l’expérience US. Elles ont mis en place, pour contenir les dérives des coûts, des HMO (Health Managed Organisations) qui reproduisent le fonctionnement de la sécu avec « panier de soins », médecins homologués et encadrés. Tout celà très contrôlé par les diverses agences gouvernementales.
« lEurope a ouvert la voie à la concurrence et au système de santé le plus libéral du monde (bien plus que les USA) »
Le progrès ne peut pas venir de ce type de concurrence.
Il n’y aura rien de spectaculaire, ni de libéral, tant que l’exercice de la médecine ne sera pas entièrement libre. L’opinion n’est absolument pas prête pour ce genre de liberté.
Celà n’a pas grande importance du point de vue santé publique. Celle ci est assurée par la médecine et la chirurgie de base. Elle progresse avec le niveau de vie et l’hygiène courante.
(À propos de santé publique, les Pompes funèbres noteraient un creux de mortalité cet hiver. Ceux qui n’ont pas passé l’été n’ont pas eu le problème de passer l’hiver.)
Sécu ou pas, c’est un peu accessoire. C’est un petit monopole dans le grand, celui qui est vraiment important. C’est une parcelle de liberté, comme dit Gil, mais toute petite.
Il n’y a pas de mécanisme de régulation interne au système. Ces réformes font penser à celles de Gorbatchev pour améliorer le communisme. LEtat-Providence a encore de beaux jours devant lui.
3. Par georget jean luc | Le 3 février 2007 à 12:00
j’ai cotisé a la sécurité social +caisse de retraite, du faite que j’ ai été spolier il serai peut être possible d’engager un procès avec dédommagement a l’encontre de ces organismes, recevez mes salutations
jlg
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