Print Shortlink

Dépenses publiques françaises

Un journaliste de « Marianne », hebdomadaire socialiste anti-libéral, nous résume avec conviction l’utilité d’un taux de prélèvement obligatoire élevé, sans chercher à connaître la validité du modèle proposé. La première phrase de l’article est sans conteste la plus éloquente : « Le niveau trop élevé des dépenses publiques entraîne des ponctions fiscales trop importantes ». Non seulement ils ne remettent jamais en cause cette hypothèse mais ils la justifient par les faits : « Revenus de transfert et soutien de l’activité économique ».
On ne peut reprocher à l’équipe rédactionnelle de Marianne une méconnaissance des modèles économiques contemporain, mais une envie de falsifier la réalité afin de rendre grâce au système socialiste.
Les dépenses publiques font partie d’un ensemble comptable en face desquelles on adjoint les recettes publiques. Etant structurellement supérieures, les dépenses contribuent à l’augmentation du déficit budgétaire et de la dette publique. Cette même dette pèse d’un tiers sur le budget français, et par la même est le premier poste de dépense. Dès lors il existe deux choix logiques : le choix d’une maîtrise des dépenses pour augmenter la marge de manoeuvre à long terme, le choix d’une aggravation de la situation en diminuant le budget disponible par une stagnation ou augmentation de ces dépenses. L’idée d’augmenter le déficit pour financer une politique de relance en espérant des recettes plus élevée à terme n’est pas pris en compte car voué à l’échec en France ( le fait du taux d’actualisation financier et du ciblage des ménages à bas revenus ). Dès lors un niveau de dépenses publiques élevé n’est pas justifiable.
La seconde partie de l’article justifie ces dépenses par ses structures. les revenus de transfert en font partie, mais aucunement il n’est question de leur utilité. Si théoriquement les allocations proposées doivent permettre de résorber la pauvreté on s’est aperçu que depuis leur mise en avant ( 1981 – arrivé du pouvoir absolu socialiste ) la misère a augmenté en France ( Niveau du pouvoir d’achat et nombre de ménage en situation de précarité ) et les libertés ont été restreintes ( Revenu du travail taxé au minimum à 42 %, l’état ne permet pas de tirer profit de sa propre force productive ). Ces revenus de transfert ont été considérés par les bénéficiaires comme des revenus à part entière, les objectifs ont échoués ( ce n’est pas l’objet du débat ) et ont fortement détérioré les revenus des classes moyennes ( première source de croissance ). Les revenus des retraites constituent quant à elles le premier vol de l’Etat puisqu’il ne permet pas aux individus de prendre leurs responsabilités et fournit aux fonctionnaires des avantages certains qui coûteront une somme trop importante dans un futur proche pour être financée convenablement. Il est dit aussi que l’état soutient l’activité économique; bon on se doute qu’arrivant à la fin de la rédaction de l’article le journaliste n’avait plus sa tête car j’ai peur que les contraintes fiscales, administratives et sociales ne soient pas des « soutiens » évidents aux yeux des entreprises françaises.
La conclusion de cette critique se substitue à la première phrase du journaliste. Oui les dépenses publiques sont trop importantes, oui ces dépenses sont mal ciblées, oui ces dépenses privent certaines libertés fondamentales de l’homme et de ses actions.