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la HALDE

La « discrimination positive » est en marche, par la force des baïonnettes. La HALDE, organisme soviétique, est une « juridiction » en service commandé qui court-circuite les procédures traditionnelles du système judiciaire. Ce soviet fait la loi et l’applique. Exemple : le « testing ».

LA LÉGALISATION DU
« TESTING » EN FRANCE

La traque de la « discrimination » est devenue une politique officielle en France. Après la création d’un organisme raciste (parce qu’il fonde son action sur des critères de race), la HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité), dotée de pouvoirs exceptionnels et non-démocratiques, le gouvernement légalise une pratique d’associations racistes (dites « anti-racistes ») appelée le « testing » que j’avais signalée sur La Page libérale.

Le « testing » consiste à simuler une demande d’échange économique émanant d’une personne issue d’une « minorité » sexuelle ou, pour ce qui nous intéresse ici et qui va constituter la majorité des cas, d’une « minorité » ethnique – caractéristique à laquelle s’associe, pas nécessairement mais souvent, une certaine religion –, à juger la réponse du propriétaire ou de son mandataire en l’interprétant selon des critères racistes, puis à attaquer en justice (y compris la « justice » expéditive et exceptionnelle de la HALDE) ceux qui pratiqueraient une discrimination prétendument raciste.

Cette pratique du « testing » était une manière de piéger les contrevenants à la « loi ». Elle n’était officiellement ni encouragée, ni légalisée, ni subventionnée. Elle l’est désormais. Une loi en projet légalisant le « testing » sera votée prochainement. Ce qui était un mode de preuve illicite (le testing) va donc devenir légal et subventionné. La loi vise particulièrement les entreprises, soupçonnées d’être racistes et d’embaucher au faciès.

Une « justification »: les émeutes

Rappelons-nous les émeutes récentes dans les banlieues dont une analyse pertinente a été faite par Maurice Dantec. Une racaille des banlieues, d’origine ethnique bien déterminée, brandissant parfois une religion bien déterminée (l’Islam), met à sac des quartiers entiers, brûle des centaines de voitures, incendie des écoles, des gymnases et des entrepôts, à l’occasion agresse et assassine des innocents sans défense. L’explication ultime de cet événement je ne la connais pas exactement (économie, histoire, valeurs liées à une certaine culture, religion…) et je n’en discuterai pas ici. Mais quoi qu’il en soit je sais faire la différence entre le crime et le vol d’une part, la paix civile d’autre part. Je sais aussi qu’aucune loi ne défavorise par nature ces populations issues de l’immigration. Je sais aussi qu’en agissant ainsi, ces populations se discréditent elles-mêmes aux yeux des gens normalement constitués, les gens simples et honnêtes. Par ailleurs, les vandales ont bien conscience de ce qu’ils font : vols, crimes et destructions. Il n’y a donc aucune excuse.

Pourtant, les hommes de l’État ont décrété que les émeutiers étaient des victimes. Que les Français blancs étaient coupables de racisme. Que les émeutes avaient pour cause principale une inégalité des chances au détriment des minorités ethniques. Qu’il fallait que les « quartiers » soient inondés d’argent public et que les entrepreneurs cessent d’être « racistes ».

C’est pour corriger les comportements des Français à la manière soviétique que la HALDE a été créée, que ses pouvoirs bureaucratiques ont été étendus, et que cette loi sur le « testing » a été inventée. Mais en réalité de quoi s’agit-il avec ces émeutes ? D’un nouveau groupe de pression qui entre en scène de manière violente sur le marché politique, avec sans doute quelques imams en arrière-plan (cf. Dantec). C’est la logique de la démocratie. Les émeutiers se regardent dans le miroir des médias et de l’Assemblée nationale. Ils se disent sans doute qu’il y a là un pouvoir à prendre.

Et ça marche. De fait, les émeutiers et le pouvoir politique sont parfaitement complices sur ce point. Le gouvernement veut faire avaler la pilule de la « discrimination positive » et du contrôle étatico-raciste à l’embauche, les autres veulent profiter de l’aubaine. Le tout nous conduisant vers davantage de socialisme au lieu de nous en éloigner :

Pour s’extraire des ruines du socialisme, rien ne suffira sinon une privatisation complète de toute propriété et le retour à une société de contrat fondée sur la reconnaissance du caractère absolu des droits de propriété privée. (Hans-Hermann Hoppe, « Le rationalisme autrichien à l’ère du déclin du positivisme »)

Discrimination

La discrimination est non seulement un droit naturel inhérent à l’échange libre, c’est aussi une nécessité inévitable. Comment choisir sans discriminer ? Mais il y a un critère de discrimination que la « loi » définit et que les socialistes destructeurs de la propriété privée veulent voir partout, c’est la discrimination sur des bases raciales. Il paraît que les employeurs sont racistes…

Comme le montrent Bertrand Lemennicier (« La Morale face à l’économie », le QL, no 161) et Walter Block (« Économie et libertarianisme »), un employeur, dans le contexte d’un marché libre, agirait contre son intérêt s’il se fondait sur d’autres critères que la productivité individuelle pour recruter ses employés. À moins que l’acheteur ne soit lui-même raciste, ce qui l’obligerait à payer plus cher ce qu’il achète – puisque la productivité est inférieure à ce qu’elle est chez le concurrent –, et à condition que le consommateur final soit lui aussi raciste et préfère payer plus cher un produit pour des raisons purement idéologiques. Ce n’est pas ce qu’on observe en réalité, c’est évident. Et si c’était le cas, cela resterait un droit car refuser un échange avec un autre est un droit INDIVIDUEL. En revanche, interdire ou forcer un échange, sous la menace de la force, est criminel. Et c’est bien ce que fait la HALDE.

Par ailleurs, chacun devrait savoir que le salaire minimum exclut précisément les personnes issues des minorités que la « discrimination positive » et la violation du droit élémentaire de choisir son employé sont censées protéger. Là encore, lire la démonstration de Lemennicier ou de Block. Un peu de bon sens suffit également. C’est donc le chômage massif créé par les hommes de l’État qui donne un prétexte à des expériences folles et socialistes. C’est l’absence de liberté sur le marché du travail, l’absence d’un ordre clair et défini sur la base des droits de propriété qui engendrent une série de mesures qui convergent toutes vers l’intensification des revendications des groupes organisés, tout cela conduisant au chaos social (dysharmonie et destruction).

Il faut bien le dire. Les législateurs français sont imprégnés d’un socialisme qui nous conduit dans le mur et qui finira par s’autodétruire comme l’avait prévu Ludwig von Mises, comme cela s’est réalisé en URSS. La seule loi qui doit prévaloir est le droit de propriété. Laisser faire chacun avec sa propriété et rien qu’avec sa propriété, telle devrait être la sagesse de l’État – s’il peut encore exister. Tout le reste conduit à des conflits politiciens, à des luttes de groupes pour obtenir le pouvoir de voler les autres.

Comme le socialisme/étatisme n’a pas marché, allons donc encore plus loin dans sa logique. Telle semble être la tendance des gouvernements français successifs. C’est la Folie Française.