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Bon débarras

M. Paccalet et ses coreligionnaires disparaîtront, bon débarras !

Par L.E.I.L.A.

Morceaux choisis (et commentaires assortis) d’un article de M. Yves Paccalet publié dans la rubrique « Idées » du Figaro-Magazine du 15 avril 2006 sous le titre « La planète ? La situation est désespérée, mais pas grave… ».

En préliminaire j’indique deux liens pour ceux qui voudraient se faire une idée du profil de ce grand philosophe qu’est M. Paccalet… :
Bio d’Yves Paccalet
Un entretien avec Yves Paccalet

L’article est une auto-promotion de son dernier ouvrage L’Humanité disparaitra, bon débarras !.
M. Paccalet nous est présenté par les rédacteurs du Figaro comme un « philosophe, un écrivain et un écologiste. » Pour information, il est également biologiste, botaniste, zoologue et «Compagnon de route [de bateau plutôt !] de Cousteau». A ces titres, il bénéficie évidemment en France d’un crédit immédiat d’intellectuel « engagé » et sûrement « éclairé » comme aiment à l’écrire tant de journalistes de la presse suiviste et paresseuse. C’est également un poète : « le poète qui accompagna Cousteau ! »…
Cet « essai » est qualifié « d’humour écologique noir ». J’avoue ne pas bien saisir l’humour du propos… La seule vue du livre en librairie et la lecture de sa quatrième de couverture m’avaient passablement mis en rogne ; le contenu de l’article du Fig-Mag et des interviews diverses du monsieur n’a fait que confirmer l’urgence qu’il y avait à réagir à la publication de pareilles âneries. Vous l’aurez compris : je n’achèterai pas l’ouvrage et le déconseille à tous ceux auxquels je peux en parler pour au moins trois raisons développées ci-dessous :

  1. Les propos tenus relèvent de l’insulte à l’humanité et comme je revendique mon humanité, je considère que mes amis mes proches et moi-même sommes insultés.
  2. Incohérence de la pensée, imposture intellectuelle et pratique de l’anathème, monsieur Paccalet ne nous épargne rien. Ce n’est pas un philosophe mais un charlatan propagandiste de la peste environnementaliste (dite également peste verte).
  3. Le programme proposé, au-delà de son insondable stupidité, est une véritable menace pour la Liberté individuelle. C’est d’ailleurs la seule chose cohérente dans la pensée de ce « poète » : il a très envie que l’espèce humaine disparaisse et les solutions absurdes qu’il propose de mettre en œuvre pourraient y contribuer.

1 – Les propos tenus relèvent de l’insulte à l’humanité

M. Paccalet exploite son fonds de commerce «Cousteau-Calypso » pour surfer sur la vague écolo-environnementaliste… J’en suis ravi pour lui, même si cela me navre toujours de voir l’erreur intellectuelle et l’arrogance nourrir son homme. Il est certainement savant et compétent dans des tas de domaines. Cela rend la violence et la haine de soi que recèle son propos d’autant plus sidérantes ! Le fond de l’article et, j’imagine, du livre n’est qu’insultes et anathèmes. Au départ, un constat de base qui témoigne du profond sens de l’observation de M. Paccalet et auquel chacun ne peut que souscrire :
« L’homme n’est qu’un objet négligeable dans l’immense univers. Un habitant de hasard sur une planète minuscule […] à la périphérie de notre galaxie dans un univers qui en compte des centaines de milliards… » ainsi que « Nous sommes transitoires éphémères… ». Mais cela se gâte très vite pour partir dans l’invective : « L’homme se prend pour tout ; il n’est rien. » ou encore « l’homme n’a pas inventé grand-chose sauf la vanité, l’ivrognerie, l’épuration ethnique et la guerre nucléaire…». M. Paccalet pratique donc l’amalgame sans souci ! Passons sur la vanité, péché mignon dont lui-même est bien sûr exempt, grâce sans doute à la fréquentation des poissons… Je croyais naïvement que la vanité était un de ces délicieux travers humains, consubstantiel à notre nature et partant, commun à chacun d’entre nous. Mais M. Paccalet, qui est un grand scientifique documenté, en a sans doute trouvé le nom de l’inventeur ! (c’est quand il veut pour nous passer l’information…).
Monsieur Paccalet n’aime pas les ivrognes. Il n’aime ni Antoine Blondin, ni la scène d’ivrognerie des « Tontons Flingueurs », ni les chansons à boire. Il n’a jamais pris une bonne cuite avec ses potes écolos sur la Calypso !, il ne boit que de l’eau filtrée… ou de l’eau de mer ?
M. Paccalet est soit très chiant… soit très hypocrite !
Quant à l’épuration ethnique, les inventeurs sont connus : ce sont des dictateurs, criminels au cerveau dérangé et leurs serviteurs obligés. Alors sur quoi donc se fonde ce monsieur pour faire porter la responsabilité de ces abominations à toutes les personnes qui n’ont rien eu à y voir et qui n’en demandaient pas tant ? Dois-je ajouter qu’il y a eu aussi parmi l’engeance exécrée quelques résistants et quelques combattants de la liberté ?…
M. Paccalet monte vite en gamme pour décréter que nous ne sommes qu’«un australopithèque à peine dégrossi ; doté certes d’un cerveau de 1 300 CC 3 d’où peuvent sortir la peinture de Vinci et la musique de Mozart mais plus généralement l’idée du sexe, l’obsession du territoire, la pulsion de dominer son voisin ou de l’assassiner ».
Monsieur Paccalet vit dans la peur…
Lui et sa famille sont-en permanence menacés… par leurs voisins. Ils rodent à sa porte et d’ailleurs ils ne vont pas tarder à l’assassiner et à le violer ! J’accorde à M. Paccalet qu’après 15 années passées à regarder la mer et les poissons, une ville, avec des hommes dedans, cela peut sembler étrange et poser des problèmes d’adaptation. A sa décharge peut-être a-t-il, après la Calypso, emménagé au Val Fourré, à la Pierre Collinet ou aux Minguettes ? Cela pourrait expliquer sa parano…
M. Paccalet est dangereux !
Pour éviter de céder à sa propre pulsion de dominer et trucider ses propres voisins en toute occasion, je lui recommande de s’installer dans un lieu isolé, seul ou à la rigueur avec José Bové, Yves Cochet, Alain Lipietz – voire Denis Baupin –, sur le plateau des Mille Vaches par exemple (miracle, cédant à leurs respectives pulsions de meurtre ils s’entretuent !).
M. Paccalet est sans doute lui-même de la classe des Vinci et des Mozart… (en toute modestie et toujours sans vanité aucune). Il estime que cela l’autorise à mépriser les croyances de ses congénères dans un paragraphe ricanant et simpliste : « Ainsi finira la vie humaine avant les cantiques du paradis ou l’odeur de chair cuite de l’enfer » où « Yahvé, Allah, Dieu, et Manitou » (sic) sont fourrés dans un même sac.
La violence verbale anti-Homme (au sens d’être humain) monte encore d’un cran et nous voilà, nous les Hommes, gratifiés d’épithètes aussi gracieuses que « prolifiques », « sales », « destructeurs » et « teigneux »… M. Paccalet touche un « plus haut » à la fin de l’article où, au terme d’un raisonnement que même le pasteur Malthus ne reconnaîtrait pas :

  • Les adultes sont ravalés au rang de « bagarreurs » (bon passons…)
  • Nos enfants en bas âge ou à venir ne sont rien qu’« un tsunami de bébés braillards »
  • Et pour faire bonne mesure nos grands parents et les personnes âgées qui nous sont chères sont « des vieillards rancis».

Je persiste à être vraiment hermétique à « l’humour écologiste noir » !
M. Paccalet est issu parait-il d’une « famille modeste de 7 enfants ». Il en garde sûrement un très mauvais souvenir. Quant à ses propres enfants, s’il en a, cela n’a pas du être facile pour eux ! Qu’est ce qu’il lui faisait à son bébé qui criait trop fort ? Il le secouait ou le tartait jusqu’à ce qu’il ferme sa sale petite gueule de « tsunami braillard » de 3 mois ? Les enfants crient, is jouent, ils sont pleins de vie et d’énergie et je les invite tous à hurler dans les oreilles de M. Paccalet à lui faire péter ses tympans mieux qu’un accident de décompression !
Quant à mes parents aujourd’hui âgés de 74 ans et à quelques autres beaux vieillards dont la liste serait trop longue à produire ici ils sont moins « rancis » que le vomi qui sert de discours à ce soi-disant philosophe !

2. Incohérence de la pensée, imposture intellectuelle, pratique de l’anathème et prophéties idiotes

– Incohérence de la pensée
Après avoir conchié l’humanité sans nuance, M. Paccalet aurait pu s’en tenir là, se contenter d’ajouter sa pauvre contribution aux innombrables « colères littéraires » plus ou moins justifiées produites par de meilleurs écrivains que lui…
Mais non, avec le conformisme appliqué et la paresse de pensée caractéristique de l’intelligentsia « écologôche », il enfile ensuite comme des perles des clichés adoptés sans examen, et qui n’ont d’autres justifications que d’être ce que Bertrand Lemennicier qualifie parfaitement de « cascade de répétitions ».
Affirmation non étayées ni argumentées, tissu de contradictions flagrantes et de facilités de langage.
Cela commence par la pratique de l’anthropomorphisme (figure de style chère à M. Paccalet), qui fait que « le cosmos s’amuse et les galaxies s’esclaffent… ». Je n’avais jamais remarqué qu’un objet, fût-il stellaire, eût la capacité de « se gondoler »… Mais soyons un peu cohérents tout de même ! N’est-il pas paradoxal que toutes ces merveilles de notre univers qui nous dominent et nous écrasent de leur intangible valeur intrinsèque, aient fini par s’approprier un trait aussi bêtement humain que… le rire ! « L’objet [et non le sujet bien sûr…] négligeable dans le grand univers » a quand même un attribut que lui envie les galaxies : il sait rire ! Il se poile à la première occasion ce gros blaireau…

Quelques simples questions, M. Paccalet :

  • Nous n’avons pas forcément la prétention d’être la « raison d’être […] des quarks, et particules … », mais qui d’autres que les rejetons de « l’infecte engeance humaine » a découvert, expérimenté et rendu explicites des notions aussi complexes et abstraites ?
  • Qui est ce « sale » qui invente, en vrac, le tout à l’égout, la chasse-d’eau et les produits chimiques pour fosse septique ? Pourquoi dépensons-nous autant d’énergie à fabriquer et échanger du savon, des parfums et des produits de beauté ?
  • Pourquoi ces monstrueuses bêtes, assoiffées en permanence de sexe, avides de se reproduire, ont-elles inventé, fabriqué et vendu des millions de pilules contraceptives, de diaphragmes et autres préservatifs ? Et comment de pareilles bêtes teigneuses ont-elles pu se forger des croyances aussi farfelues que le célibat des prêtres ou l’abstinence sexuelle ?
  • Qui donc découvre le plastique et la pétrochimie et préserve ainsi quantité de matières naturelles que nous savons rares et difficilement accessibles ?

Comment, en un mot, étant aussi destructeur, avons-nous réussi à prospérer au milieu de cette nature qui parait-il « nous rejette » ?
Il semble que M. Paccalet n’a malheureusement pas eu le temps de se poser des questions avant d’écrire ses sornettes ! Il est vrai qu’y répondre en s’interdisant la mauvaise foi intellectuelle et la facilité de langage demande le temps de la réflexion et de la rigueur…
M. Paccalet préfère concourir pour le prix Nobel de l’auto-contradiction lorsqu’après avoir pris la posture du sage scientifique et rationnel, il s’inquiète soudain de savoir qui sera là « pour reconnaitre que notre auto-destruction était notre plus bel exploit ? ».
Bonne question ! Qui donc hein ? Dieu peut être ? Manitou ?… Et bien M. Paccalet, qui a réponse à tout, a la solution ! Je vous le donne en mille : la Terre elle-même dont nous sommes parait-il « l’hôte par erreur » ! Il nous la divinise vite fait, la pare de grandes vertus humaines pour lui faire dire qu’elle « va nous donner une claque » comme à un garnement impoli… Pour quelqu’un qui méprise ouvertement toute forme de mysticisme, qu’il soit chrétien, islamique, juif ou amérindien, c’est quand même balaise ! Prenons simplement acte que M. Paccalet est un être humain normal, comme chacun de nous, prêt à succomber au premier délire religieux : et pour M. Paccalet c’est le culte de Gaïa ou la secte des éco-guerriers, au choix…

L’imposture écologique

Au nom de la science, M. Paccalet déclare que nous détruisons notre « Maison Commune » « par nos saccages », notre « croissance » notre « progrès ».
Nous voilà rendus responsables en vrac : « de la guerre nucléaire, du réchauffement climatique, de l’effondrement de la biodiversité, de l’empoisonnement de l’air et de l’eau. » Et avec cela qu’est ce que je vous mets ? Je n’ai ni ses diplômes, ni son immense savoir scientifique mais deux ou trois faits m’interpellent…

  1. « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » (Lavoisier). Si ce monde, les ressources et éléments qu’il contient sont finis, l’homme, dans cette nature pas toujours très hospitalière, ne fait par son action que transformer la matière existante. L’action humaine n’ajoute ni n’enlève de matières polluantes ou toxiques. On peut discuter longuement des choix plus ou moins pertinents de combinaison d’éléments chimiques testés mais, que je sache, nous n’émettons pas plus de CO, souffre, chlore et autres cochonneries toxiques que n’en émettent les plantes, les animaux ou les entrailles de la terre !
  2. Comme l’a remarqué M. Paccalet, Nous ne sommes qu’une petite chose dans l’univers. Nous savons qu’une petite variation de l’axe de la terre sous l’effet de je ne sais quel mouvement cosmique ou qu’un déplacement de courant froid ou chaud dans un océan peut bouleverser le climat voire nous rayer du paysage en peu de temps (à la grande joie de Paccalet !). Alors faire porter à la seule Humanité la responsabilité de tels phénomènes relève au mieux de la farce !
  3. Si les scientifiques semblent s’accorder sur le fait que nous vivons une période de réchauffement, ils ne sont de loin pas tous d’accord pour en faire porter la responsabilité à l’action de l’homme.
  4. Et puis entre nous, depuis trois millions d’années que nous infestons la planète nous avons du en vivre un paquet de changements climatiques ! Alors un de plus ou un de moins, nous nous adapterons à Dame Nature comme d’hab’ ! (Si Paccalet et ses Brigades Vertes nous en laisse la possibilité…)

Prophéties idiotes

« Du coté de la science l’inquiétude est palpable… maints éléments laissent supposer que l’homo sapiens ne passera pas le 21ème siècle »
« En consommant les humains vont s’autodétruire, et plus vite qu’on ne le croît ! »

Il eût été surprenant que le profit, la consommation et ce vilain défaut consistant à vouloir à tout prix s’échanger des biens et services sur des marchés ne soient pas hautement suspects aux yeux de M. Paccalet… Une question quand même : Qui est ce « on » qui ignore que les humains vont périr plus vite qu’il ne le croît ? C’est votre voisin assassin, violeur, sale et méchant ? C’est moi ? Aucune raison sérieuse ne fonde la prédiction, pas un argument ! C’est péremptoire : nous voilà tous morts avant la fin du 21ème siècle !
Oser se qualifier de philosophe, après une pareille démonstration de fumisterie intellectuelle, est un affront aux hommes et aux femmes qui ont consacré leur vie avec rigueur et discipline à faire avancer la pensée humaine et la compréhension de notre univers (par exemple Ludwig von Mises).

Imparfaits, c’est sûr, nous sommes, comme dirait Yoda ! Mais n’en déplaise aux apologues de la décroissance, nous n’avons jamais eu d’autre choix pour survivre que comprendre, apprivoiser et transformer notre environnement. C’est précisément cette compréhension que nous avons de nous-mêmes et des avantages que nous tirons de l’échange qui nous a permis de progresser (avec quelques hoquets et ratés divers certes) et de nous adapter toujours mieux. Et au risque de décevoir M. Paccalet et ses coreligionnaires écologistes, sauf accident cosmique – et si les ayatollahs verts de tout poil veulent bien nous lâcher la grappe –, cela va continuer comme ça bien au-delà du 21ème siècle !

3 – Les remèdes proposés par M. Paccalet constituent un danger pour la liberté et l’humanité

Après l’insulte, l’imposture et l’anathème, M. Paccalet nous propose son super programme en trois mots clé et un résultat attendu : « La décroissance ! Le peu ! Le partage ! En un mot la paix »
L’inculture économique des « leaders d’opinions » et des coteries « intellectuelles » qui tiennent la tribune en France est insondable. Elle a souvent été évoquée et dénoncée sur ce site, n’y revenons pas. En l’occurrence nous constatons que les inusables poncifs du pasteur Malthus et les délires techno-constructivistes du Club de Rome sont à nouveau très « tendance » : outre « l’immigration choisie » à la « discrimination positive » en passant par le « patriotisme économique » et autres délires socialistes/étatistes, les avatars foireux de la pensée du bon pasteur et des mercantilistes du 16ème prospèrent par ailleurs parmi les zélotes de la nouvelle peste verte (de Mickey 3D à Chirac en passant par les crypto staliniens ou trotskystes d’ATTAC) et malheureusement au-delà…

En tout cas le message est clair :
« Arrêtez donc, stupides congénères de prendre des risques, de produire pour d’autres et d’échanger vous crèverez beaucoup plus vite et bon débarras ! »
Recherchez « La satisfaction par le peu » et « le partage ! »
Cela va être la fête !
Si je comprends bien l’idée de M. Paccalet, les hommes n’ont qu’une solution pour éviter la grosse catastrophe : consommer moins et produire moins.
Si l’on considère que la progression démographique est « tsunamique » cela veut dire à court terme : moins de biens et services produits pour un plus grand nombre de demandeurs.
Cela sent la pénurie, l’ambiance à table se dégrade singulièrement ! Et c’est là que M. Paccalet nous recommande, de partager. Compte tenu des travers humains qu’il stigmatise (agressif, bagarreur assassin, violeur…) la séance « partage » s’annonce comme un très beau bordel… En fait de « paix » son super programme va surtout nous plonger rapidement dans un bain de sang !

Mais rassurez vous, pour nous faire passer tout cela en douceur les Paccalet, Cochet, Voynet, Contassot, Lepage (Corinne pas Henri !), Kosciusko-Morizet, Hulot, Jancovici et consorts se lanceront dans de magnifiques campagnes de propagande expliquant à ceux qui n’ont rien ou pas grand-chose et qui veulent s’enrichir, que « les ressources sont rares certes, mais il convient surtout de ne rien faire »… Ils développeront la thèse du « peu » et du « partage » auprès des millions de Chinois, de Russes, d’Indiens ou Coréens qui sortent peu à peu du totalitarisme, des castes, ou du féodalisme et auxquels la possibilité rendue de travailler et de créer a permis, en 15 années, de gagner plus de confort et d’amélioration de leur vie que dans les 50 à 100 précédentes. Je vois bien les « paccaletistes » expliquant leur programme devant des assemblées atterrées :
« Bon les gars cela va bien ! Arrêtez de vouloir acheter des voitures pour partir en week end avec votre tsunami d’enfants braillards. Pour vos pique-niques d’été laissez tomber le vin ou la bière au frais dans la glacière buvez de l’eau tiède et mangez des baies ! (et encore pas trop car il faut préserver la Nature) Eteignez la clim en été et ne chauffez pas en hiver. Ne faites pas de ponts, pas de route vous n’avez pas besoin de circuler. N’affrétez pas de navire, ils pourraient couler. Arrêter de lutter contre les moustiques avec vos insecticides ! Laissez-les vous empêcher de dormir, vous piquer, et vous coller la malaria ! Bref, à genoux, contemplez Déesse Nature ! Célébrez-la avec dévotion ! Et laissez vous crever…»

Charité bien ordonnée commençant par soi même, je suggère donc à M. Paccalet et à ses coreligionnaires écolo-catastrophistes et partisans de la décroissance de montrer l’exemple :

  1. Arrêtez d’écrire et de faire la promotion de vos âneries. Non seulement cela fera baisser le taux de connerie au m2 mais l’humanité va économiser au moins trois stères de bois ! Et je ne vous parle pas des économies d’encre !
  2. N’achetez plus de papier toilette, utilisez les invendus de votre pauvre littérature (et hop, encore trois stères de bois !).

M. Paccalet, soyons sérieux : ce n’est pas avec du « peu » que les hommes s’en sortiront mais avec du plus ! Jusqu’à plus ample informé, pour mieux se nourrir, se loger, faire dormir nos enfants « braillards » au chaud, les éduquer, les divertir et nous divertir (pour oublier que nous somme une misérable chose plantée par hasard dans une queue de galaxie), il faut plus de tout ! Ce n’est pas en bridant nos capacités de compréhension, de création et d’expérimentation, que l’on s’en sortira. Et ce n’est pas non plus en qualifiant à tout bout de champ « d’éthique » ou de « social » ou de « environnementally friendly » des comportements inadéquats invitant à la paresse…

Nous résoudrons nos difficultés en créant des techniques et des produits nouveaux qui répondront mieux à nos besoins, en mettant à disposition du plus grand nombre des solutions plus économes, plus pratiques et qui ouvriront de nouvelles possibilités d’expérimentation et d’économie de moyens en se combinant. C’est grâce à des technologies humaines sophistiquées issues de ce processus d’amélioration continue que M. Paccalet a pu plonger avec M. Cousteau et filmer les merveilleux fonds marins et mieux comprendre la vie sous la mer. Ce sont ces mêmes technologies qui permettent à l’ineffable M. Nicolas Hulot de produire et réaliser ses émissions. Monsieur Paccalet, de grâce, arrêtez de cracher dans la soupe et de mépriser l’action des hommes et des femmes qui prennent des risques pour produire les biens et services que vous achetez ! Quant à la question du nombre d’humains, lorsque je regarde le pourcentage de terres habitées et de surfaces cultivées et exploitées je me dis qu’il y a encore une sacré marge pour mettre encore une belle pincée « d’australopithèques mal dégrossis » sur cette planète sans que cela pose le moindre problème ! Et puis si nous laissions les parents décider combien ils veulent faire d’enfants ? Hein qu’est ce qu’il en pense M. Paccalet ?

Le point vraiment inquiétant dans tout cela c’est que dans l’esprit d’un nombre croissant d’honnêtes et bonnes personnes, l’imposture a acquis le statut de vérité. Le terrain est idéal pour faire passer des lois inspirées par l’idéologie « rouge-verte » (soit dit en passant quand on mélange le rouge et le vert cela fait du « brun caca »…). La mise en œuvre de leur programme nous mène droit à une nouvelle forme de fascisme (une forme renforcée diront les pessimistes) fondée sur un encadrement toujours plus réglementé des conduites jugées « non écologiquement correctes » (les campagnes de l’Etat actuellement diffusées à la TV sont de ce point de vue édifiantes…). Il n’est plus absurde de se demander à quel moment les hommes de l’Etat vont sauter le pas et criminaliser et pénaliser les attitudes ou comportements « non écologique » des individus. A quand des tribunaux de citoyens sélectionnés par des ayatollahs vert inspirés par un petit livre vert envoyant des « délinquants » dans des jolis Camps de Redressement Verts (ou plus prosaïquement nos actuelles prisons !) ? [précision : je parle ici des écologistes, je ne parle pas des autres « verts » et des vrais ayatollah, c’est un autre sujet…]. Des petits matons persuadés de leur bon droit y persécuteront au choix :

  • des entrepreneurs teigneux qui voulaient à tout prix produire et vendre des de produits chimiques qui « polluent » ;
  • des indisciplinés qui s’obstineraient à ne pas trier leurs déchets ;
  • voire, en cellule de grand isolement, des biochimistes et des généticiens irresponsables qui auraient voulu concevoir de nouveaux OGM ou pratiquer le clonage thérapeutique…

En fait de sauvetage de l’espèce et de « paix » les solutions régressives proposées par les Paccalet et Cie conduisent immanquablement à la répression, à l’injustice, à la haine et à la ruine.
Alors M. Paccalet, soyez gentil, retournez sur votre bateau, et en attendant la fin prochaine de l’espèce que vous appelez de vos vœux, continuez à filmer les poissons avec lesquels vous semblez avoir une vraie complicité. Mettez vous donc au service des dauphins ou des pieuvres l’intelligence de la mer »), ils vous verseront le salaire qui correspond à votre travail ! Continuez à méditer vos concepts psychanalitico-structuralisto-zoologiques avec les cétacés ! Nous n’avons pas besoin de vos leçons, de vos impostures, de vos idées fausses ! Nous avons besoin de liberté et de responsabilité pour construire chacun à notre manière ce que nous appelons avec une énorme vanité « notre bonheur » !

Le dernier mot à Ludwig von Mises et son œuvre maîtresse L’Action Humaine, que M. Paccalet serait inspiré de lire au lieu d’empiler des clichés bidons et des prophéties dignes de Paco Rabane.

« Du point de vue de l’éternité et de l’univers infini l’homme n’est qu’un point infinitésimal et les changements produits par l’activité humaine ne sont qu’insignifiants. Mais pour l’homme, l’action humaine et ses vicissitudes sont ce qui compte réellement.
L’action est l’essence de sa nature et de son existence, le moyen de préserver sa vie et de se hausser au dessus du niveau des animaux et des végétaux.
Si périssables et évanescents que soient les efforts humains, pour l’homme et pour la science humaine ils sont d’une importance primordiale
».