Un seul gagnant, 65 millions de perdants!

Ah qu’on les aime nos élections présidentielles en France! On y élit un Grand Leader pour 7 5 ans, et du haut de sa sagesse il nous guide vers un avenir meilleur, tout plein de bisous qui cognent (© Hseize Hashtable)!
C’est ainsi que depuis 1974 nos divers Diamantaire Africain, Grand Randonneur de Solutré, Atomiseur de Mururoa et maintenant le Dispendieux Nain de Neuilly  (hou je pourrais aller en prison pour ça, crime de lèse majesté!) se sont succédés pour nous apporter toujours plus de fonctionnaires, de dettes, de lois, d’impôts, tout ça pour combattre le « Grand Méchant Libéralisme qui fait mal » (ou du « grand capital apatride« ). Grace à eux les rigueurs des crises financières nous sont épargnées, le chômage est stable à un niveau faible, les administrations publiques excellent, et dans tous les domaines les Français sont mieux: mieux soignés que tout le monde, ils ont le meilleur système de soin au monde. Mieux éduqués que les autres aussi, grâce à la splendide Éducation Nationale. (et si on se donnait la peine d’établir un classement on serait aussi mieux habillés. Attendez que le ministère de la mode et du prêt-à-porter soit créé, et vous verrez!)

Dans le choix merveilleux proposé aux Français en 2012, il y a donc le choix entre: une socialiste de droite (Marine Le Pen), à tendance nationalo-protectionniste, un socialiste de droite (Sarkozy, l’homme aux déficits que même la trésorerie d’Apple permet pas de combler!), des socialistes aux tendances diverses comme Mélenchon (pas écouté suffisamment pour savoir ce qu’il propose), une prétendue écologiste oecuménique (avec des jours fériés pour tous et des chansons gentilles pour le 14 juillet), et j’en oublie forcément.

Heureusement un homme peut nous sauver, avec une grande cure d’austérité (on appelait ça une saignée autrefois). Il ne porte pas de collants, et il met bien son slip SOUS son pantalon, mais Bayrou est l’avenir de la France (à lui tout seul). Avec lui on va:

  • avoir une TVA plus élevée
  • créer une tranche de plus pour l’impôt sur le revenu (en haut, bien sûr)
  • mettre fin à la défiscalisation des heures supplémentaires

Et dans le même temps les dépenses publiques vont baisser. C’est lui qui le dit en tout cas. Et avec 50 milliards d’impôts nouveaux et 50 milliards de dépenses en moins, tadam, le budget serait équilibré. Oh, pas votre budget, ni celui de votre entreprise ou votre employeur, le budget de l’État serait équilibré. Mais comme il est plus facile de changer un taux ou d’ajouter quelques pages au code des impôts que de s’attaquer aux milliers de pages de lois inutiles et parfois contradictoires, aux fonctionnaires en surnombre, aux subventions inutiles la seule certitude ce sont de nouveaux impôts.

Chers compatriotes, vous êtes donc sauvés, l’ultra-libéralisme ne passera pas par vous, et bientôt vous pourrez gratter la terre de manière tout à fait écologique avec vos petits doigts pour récolter vos patates biologiques garanties sans OGM, quand la France aura fait faillite. Je vous le dis: achetez maintenant votre matériel agricole, vous en aurez besoin.

Génocide arménien et génocide vendéen

La liberté d’expression recule chaque jour un peu plus en France.

La loi interdisant de contester le génocide arménien en est la dernière illustration (il s’agit en fait d’une loi visant à interdire la négation de tout génocide… reconnu par la loi, mais en pratique, c’est le génocide arménien qui est concerné).

Certes, personnellement, l’idée de nier le génocide arménien ne me tente guère, je crois au contraire nécessaire de le connaître et le faire connaître, mais nul besoin de loi pour cela.

Si le gouvernement turc est mécontent, ce n’est peut-être pas pour les mêmes raisons que moi, mais fondamentalement sa contestation est recevable: on n’a pas besoin de bons motifs pour contester une loi liberticide.

En revanche, les mesures de rétorsion qu’il prend risquent à leur tour d’être liberticides.

Si des membres de ce gouvernement, cherchant des représailles intelligentes, me lisent, je leur suggère celle-ci, qui sera peut-être moins liberticide que d’autres: faire voter une loi (turque, donc), interdisant la contestation du génocide vendéen (1793-94) par les armées de la Première République Française.

Les Français, petits et grands, apprendraient enfin de quel ventre est véritablement sortie la bête immonde et pourraient aussi se poser la question de savoir si ce ventre est encore fécond.

L’euro victime de Laffer grecque

La Grèce est incapable, totalement incapable de rembourser les emprunts contractés. Les Grecs ne semblent pas plus paresseux que d’autres, mais ils ont les pieds et poings liés par une administration pléthorique, des lois en veux-tu en-voilà, et surtout ils sont déjà noyés de taxes. Alors oui, le sport national là bas c’est l’évasion fiscale, mais pourquoi donc ? Parce que tout simplement les Grecs ne veulent pas être le dindon de la farce… Donc chacun laisse payer son voisin, et rit doucement…

Bref, toujours est-il qu’aujourd’hui, ils ne peuvent plus rembourser et ils devraient augmenter les taxes. Et que se passe-t-il ? Ils ne peuvent plus. Ils viennent d’atteindre le bord de la courbe de Laffer:

Là, vous voyez, ils ont dépassé le point E depuis longtemps, d’où le développement de l’économie parallèle, du paiement en liquide et du troc.

La solution choisie par les Etats aujourd’hui avec le FESF, le TARP et autres QE 1, QE2, QE3… est celle de l’inflation Imprimer de la monnaie, toujours plus, pour boucher les trous avec des trous plus grands encore!

La désillusion va être cruelle, la fin de l’euro, en France la retraite à 75 ans (façon Bismarck lors de la création du régime de retraite allemand), la perte d’économies de toute une vie pour des quadra ou quinquagénaires prévoyants sans aucune retraite d’Etat alors qu’ils cotisent…

Interesting times. Et je suis bien content de regarder tout cela de loin, même s’il me reste quelques avoirs en euros à sortir avant la chute finale.

Je te veux tes fringues, tes bottes, et ta merco

Ben oui, ta merco quoi! Les forces de police peuvent confisquer les véhicules désormais, alors pourquoi s’en priver ? Surtout s’ils s’en voient ensuite dotés…

Mais pourquoi ai-je la drôle d’impression que ce nouveau pouvoir risque de générer des abus ? A quand la confiscation des ordinateurs pour cause de copie illicite ? En mariant Hadopi et loppsi 2 (le retour…) on pourrait confisquer les ordinateurs des récalcitrants et rééquiper les services de l’Etat sans augmenter les impôts ni les dépenses!

Le phénomène BitCoin

BitCoin est une monnaie électronique créée en 2009 (1), essentiellement localisée pour l’instant aux Etats-Unis.

Elle possède les caractéristiques intéressantes d’être à la fois décentralisée, transférable instantément et à coût faible voire nul. Les transactions sont irréversibles et leur anonymat est possible si certaines précautions sont prises. Enfin, le système est conçu pour que le nombre total d’unités monétaires BitCoins (2) en circulation tende asymptotiquement vers 21 millions, ce qui constitue une garantie contre l’inflation et la manipulation monétaire.

Techniquement, BitCoin est un système d’échange de fichiers entre particuliers (Peer to Peer sous licence logiciel libre). On y participe depuis un ordinateur personnel en téléchargeant sur www.bitcoin.org un utilitaire gratuit, le client. Cet utilitaire permet d’afficher le nombre de BitCoins en portefeuille, d’effectuer des virements vers d’autres membres du réseau BitCoin, et de conserver l’historique de toutes les opérations. Il gère un fichier (wallet.dat) contenant les clefs privées permettant de contrôler les BitCoin dont on est propriétaire.

La décentralisation du système est inhérente à sa structure même. Ce sont les clients du réseau (les noeuds) qui forment tous ensemble le système BitCoin. Il n’y a donc aucune institution centralisatrice telle qu’une banque centrale, et aucun tiers de confiance n’est requis pour le transfert de fonds. Théoriquement, personne ne peut contrôler le système ni empêcher qui que ce soit de l’utiliser, sauf à déployer une puissance de calcul supérieure à celle de l’intégralité du réseau, lequel s’étend de jour en jour.

Les explications techniques détaillées sont faciles à trouver sur Internet. L’objet de cet article n’est pas de les exposer, mais de discuter de la pertinence économique de BitCoin et de ses chances de survie à terme.

Le contexte dans lequel s’étend le réseau BitCoin est celui d’une défiance grandissante à l’égard du système monétaire international. Le problème fondamental des monnaies fiduciaires utilisées partout dans le monde est qu’il n’y a aucune limite stricte à la création de nouvelles unités. Car même si les banques centrales agissent en fonction d’indicateurs économiques dans le cadre de règles contraignantes, en fin de compte, le nombre absolu d’unités monétaires en circulation finit toujours pas augmenter, entraînant mécaniquement, toutes choses égales par ailleurs, une baisse de la valeur de ces monnaies et un appauvrissement relatif des porteurs d’encaisses monétaires. Aujourd’hui les Etats notamment occidentaux sont endettés dans des proportions importantes. La tentation de l’inflation est donc grande. Peu importe que la Réserve Fédérale Américaine semble plus sensible aux pressions gouvernemantales que la Banque Centrale Européenne: à terme, le pouvoir d’achat du dollar comme de l’euro continueront à baisser.

Historiquement, la seule réponse efficace à cette faille profonde d’un système monétaire fondé sur des monnaies fiduciaires fut l’utilisation de métaux précieux, comme l’or et l’argent. Personne ne pouvant augmenter artificiellement la quantité de ces métaux, il était difficile de falsifier leur valeur. Aujourd’hui, d’ailleurs, les métaux précieux sont proches de leurs plus haut niveaux face aux monnaies fiduciaires.

Les métaux précieux constituent une monnaie idéale mais ont l’inconvénient d’être soumis au risque politique. En effet, un gouvernement peut décider de les interdire ou de les confisquer. C’est arrivé au 20ème siècle aux Etats-Unis comme en Europe. L’Etat peut aussi en rendre l’usage difficile à l’aide de taxes. C’est le cas en France aujourd’hui. Ce contrôle politique est possible parce que ces métaux doivent pourvoir être livrés en cas de besoin lors des paiements. Dans la pratique, la promesse de livraison à la demande suffit, et les métaux peuvent rester dans des coffres tout en étant représentés par des billets. Mais quand le pouvoir politique s’en mêle, la promesse de livraison seule n’est plus crédible. Il faut alors livrer physiquement, ce qui peut présenter un risque légal considérable.

On peut analyser ce phénomène comme une hausse des coûts de transaction, ce qui constitue en fin de compte une dégradation des qualités de la monnaie en tant que telle.

BitCoin résout ce problème. Parce qu’il est immatériel, la livraison est systématique, peu coûteuse et très résistante à toute tentative d’obstruction. C’est un point majeur qui rend BitCoin, de ce point de vue, supérieur aux métaux précieux dans une perspective monétaire.

Il existe cependant plusieurs objections au système Bitcoin, dont certaines sont sérieuses et d’autres plus discutables. Nous allons en passer quelques une en revue.

Parmi les objections sérieuses, mentionnons d’emblée l’incertitude autour de la robustesse du système BitCoin. Il s’agit d’une construction informatique et il est toujours possible d’imaginer que des failles imprévues (et même voulues…) détruisent un jour son intérêt. Par exemple, Bitcoin utilise actuellement la fonction de hachage SHA-256, très sûre pour l’instant, mais qui pourrait cesser de l’être dans un futur plus ou moins proche. A cet égard, il y a indéniablement un risque difficilement quantifiable. Ce sujet, évidemment très sérieux, sort malgré tout du champ de compétence de l’économiste et il ne peut donc pas être question de le discuter en détail dans le présent article.

Parmi les objections discutables, on avance souvent qu’une monnaie ne pourrait jamais émerger ex-nihilo, car sa valeur monétaire devrait nécessairement être assise sur une valeur “intrinsèque”, une valeur d’usage historique. Dans le cas de l’or, par exemple, sa valeur proviendrait de son aptitude à servir en bijouterie ou en orfèvrerie.

Cette affirmation est douteuse. Le cas du platine est instructif à cet égard. Le platine était quasiment inconnu jusqu’au dix-neuvième siècle, époque à laquelle il était considéré comme un matériau de rebut dont il n’était pas question de faire des bijoux. Des tentatives de frappes de pièces en platine, notamment en Russie, furent un échec complet. Aujourd’hui, pourtant, le platine est plus cher que l’or et orne la devanture des bijoutiers de luxe. L’usage du platine en bijouterie est donc la conséquence et non la cause de sa valeur. Les bijoux servent en effet à exhiber l’opulence de leurs propriétaires beaucoup plus qu’à exalter la beauté des matériaux. Qui connaît l’âme humaine ne s’en étonnera guère. C’est donc bien parce que le platine possède les qualités physiques intrinsèques des métaux précieux (rare sans excès, inoxydable, résistant aux acides, bref insensible au temps qui passe) qu’il s’est imposé aux côtés de l’or, et non parce qu’il est beau.

De même, le BitCoin n’a pas de valeur en dehors de sa capacité espérée à servir de monnaie. Mais aucune raison ne s’oppose à la possibilité que cette unique qualité lui confère de la valeur.

Un corollaire de l’objection de la “valeur intrinsèque” consiste à dire qu’il serait impossible de déterminer la valeur du Bitcoin, et donc de fixer son prix dans une monnaie fiduciaire existante. Comment savoir, par exemple si un Bitcoin devrait s’échanger contre dix centimes, un euro, ou mille euros ? Les acteurs d’un marché libre eux-même n’auraient aucun moyen de le savoir et il n’y aurait donc aucune passerelle entre le Bitcoin et les monnaies fiduciaires.

Pourtant, il existe depuis plusieurs mois des plate-formes d’échange permettant de vendre et d’acheter des Bitcoin en Dollars, et dans une moindre mesure en Euros et en Livres Sterling. Mt.Gox (www.mtgox.com) est de loin la plus liquide. Des cours de marché se sont imposés à mesure que les volumes d’échange augmentaient. Le problème de la convertibilité est donc réglé à ce jour et l’objection est détruite par les faits.

Il n’est pas sans intérêt pourtant de tenter de comprendre comment elle l’a été. Là, ce sont sans doute des causes psychologiques qui ont agi. Puisque le centime de Dollar Américain est en pratique indivisible, un consensus a pu émergé spontanément autour de l’idée qu’un Bitcoin devait s’échanger au minimum contre un centime de Dollar, sauf à ne rien valoir du tout. Compte tenu des faibles quantités de Bitcoin disponibles initialement et de ce prix extrêmement faible, le risque pris par les premiers acheteurs était négligeable. Les premiers échanges ont donc pu avoir lieu à ce prix. On voit là comment un problème économiquement insoluble (fixer la valeur d’une monnaie créée ex nihilo) peut avoir une solution pratique simple.

Partant de ce prix très faible, prix plancher par la force des choses, les échanges successifs se sont faits à des niveaux de plus en plus élevés. Après avoir franchi la barre du dollar en février 2011, le Bitcoin flotte désormais aux alentours de trois dollars. Son prix a donc été multiplié par trois cents environ depuis sa première cotation.

Ce qui amène à l’objection suivante: le phénomène Bitcoin ne serait en réalité qu’une bulle spéculative. En effet, de prime abord, nous sommes face à un objet purement virtuel, le Bitcoin, qui se vend de plus en plus cher à mesure de l’arrivée de nouveaux entrants. Les derniers arrivés payent donc cher ce que les premiers ont acquis pour peu de chose. Le phénomène pourrait donc durer jusqu’à ce que pour une raison quelconque, il finisse par s’inverser, donnant alors lieu à un effondrement du prix du Bitcoin.

Les phénomènes de bulles spéculatives qui se forment autour des actifs financiers ordinaires sont complexes et variés, mais il présentent toujours une fragilité croissante à mesure de l’arrivée des nouveaux entrants et de la hausse des prix. En effet, plus les prix montent, et plus on s’éloigne du “vrai prix”. Et donc, plus la probabilité d’éclatement de la bulle augmente.

Mais un actif financier ordinaire, c’est justement ce que BitCoin n’est pas. BitCoin est un instrument monétaire, et en tant que tel, un nombre important de nouveaux entrants ne le fragilisent pas mais le renforcent. Il se renforce d’abord sur le plan de la sécurité informatique, puisque la taille du réseau, c’est-à-dire sa puissance de calcul, est une protection contre les attaques. Conséquemment et concomittamment, il se renforce sur le plan économique, puisqu’un objet remplit d’autant mieux sa fonction de monnaie qu’il bénéficie de la confiance d’un grand nombre d’utilisateurs.

De sorte que la croissance du réseau BitCoin peut s’analyser non pas comme le gonflement d’une bulle mais comme son dégonflement: c’est en effet parce que le réseau grandit qu’il devient moins hasardeux de prétendre que BitCoin est bel et bien une monnaie.

La croissance du réseau doit logiquement s’accompagner d’une hause du prix du BiCoin en monnaies fiduciaires, et c’est ce qui semble se passer. En effet, si BitCoin devait devenir une monnaie globale et courante, avec un plafond de 21 millions d’unités la valeur d’un seul BitCoin serait alors très élevée, probablement bien au delà des 3 dollars actuels.

Reste une dernière objection importante, qui est celle de la réaction des gouvernements face au développement du réseau BitCoin.

En la matière, on peut penser que le réseau BitCoin ne fera probablement l’objet d’une attaque gouvernementale que lorsqu’il aura atteint une certaine taille. Pour l’instant, il est encore trop petit et demeure inconnu des media et des politiques.

S’il atteint cette taille critique, ce qui correspond au moins à un début de succès, il faudra des moyens techniques importants pour le contrer: nous l’avons vu, une puissance de calcul supérieure à celle du réseau qui sera alors par hypothèse assez conséquente.

Il n’y a aucun doute sur le fait que le réseau BitCoin ne grandira pas sans rencontrer à un moment ou à un autre l’opposition au moins formelle des gouvernements. Il est clair qu’une croissance significative représenterait une menace mortelle pour le fiscalisme, le contrôle économique et la stabilité même des Etats, assis sur des montagnes de dettes qu’ils entendent faire rembourser par leurs administrés, directement ou indirectement contraints. Les prétextes des attaques sont eux aussi connus d’avance: il s’agira de mettre en avant l’utilisation faite de BitCoin par des terroristes ou des trafiquants de drogue pour le condamner dans son ensemble. Ce type d’argument, une variante du principe de précaution, est à notre époque le plus efficace d’entre tous.
Notons simplement que les billets de banque sont fort affectionnés par les terroristes et les trafiquants de drogue, mais qu’on ne prétend pourtant pas les interdire. C’est parce que les hommes politiques sont souvent les premiers acteurs du blanchiment et de la corruption qu’ils disent combattre. On peut donc s’attendre à ce qu’il trouvent leur compte à l’existence de BitCoin, tout en faisant mine de le dénoncer.

La menace gouvernementale serait alors beaucoup plus faible qu’on pourrait le penser, car les Nations ont fort peu d’intérêts communs avec les hommes censés les incarner.

A ce jour, aucune tentative sérieuse et pensée de monnaie électronique libre n’a atteint l’ampleur, pourtant très modeste encore, du phénomène BitCoin. L’avenir nous dira si nous sommes là en présence d’une anecdote ou d’une grande révolution.

(1) officiellement par un japonais, Satochi Nakamoto, mais ce point est controversé.
(2) Un Bitcoin peut actuellement se diviser en fractions de cent millions, ce qui devrait lui permettre d’affronter sans encombre une longue période déflationniste.

PS: cet article a été écrit il y a un mois, et reste valable sauf pour la valeur du BitCoin en dollars qui a depuis fortement augmenté

Programme 2012

Tout le monde s’y met pour 2012: Villepin, Hulot, les socialistes, et bientôt Sarkozy craquera et demandera aux Français, en les regardant dans les yeux « réélisez moi, car j’ai besoin de gagner plus pour travailler plus ».

Je ne voudrais pas rester sur le bord de la route, aussi j’annonce tout de suite ma candidature personnelle pour la course à la Présidence de la République Française! Et pan, tiens, j’ai un programme de refonte du système électoral, rien que ça, et qui promet en même temps de résoudre le problème des déficits (certains ont déjà compris où je veux en venir…).

Système simple: suffrage censitaire. Ne votent que ceux qui payent des impôts. Comme en France tout le monde paye des impôts, en téléphonant (TVA, taxe sur les FAI), en remplissant son réservoir d’essence (TIPP), en travaillant, et même en dormant à poings fermés (ISF, etc…), il y a problème! Tout le monde a le droit de vote alors ? Que nenni. Toutes ces taxes, je les jette à la corbeille. Je simplifie par un facteur 1.000.000 le code des impôts. Plus besoin de calculs savants, d’experts comptables, d’avocats fiscalistes. Alors plus personne ne paye d’impôts, c’est l’anarchie la plus totale, l’Etat s’effondre, la civilisation va à vau l’eau ? Non, rassurez-vous tout ça on y va déjà tout droit car quand l’Etat aura fait faillite et que ni les policiers ni les gendarmes ni les militaires ne seront payés ils arrêteront plus ou moins de travailler bénévolement, et vous n’aurez plus à vous soucier de remplir une feuille d’imposition. Et les racailles n’auront plus à se soucier de la police ou de la justice, mais de votre calibre posé sur votre table de nuit .

Alors, elle est où ma solution ? Elémentaire: on paye l’impôt quand on va voter. Puisque ne votent que ceux qui raquent, je propose un suffrage censitaire avec un « quota » de voix purement proportionnel au montant apporté, quelle qu’en soit la provenance, sauf des subventions de l’Etat. Toute personne recevant un chèque de l’Etat est immédiatement hors-jeu. Et une fois le budget total connu, c’est-à-dire les contributions volontaires des citoyens, on connait aussi leur « part » du vote. Et on sait qui gagne les éléctions.

Qu’en dites vous ? (c’est un petit exercice intellectuel!)

L’or ou la fin du monde

Le débat autour d’un éventuel retour à l’or comme monnaie est clos. Il n’y a pas de débat.
L’or a été, est et sera notre monnaie. Si on persiste à en interdire l’emploi, le monde finira par s’écrouler.
Il n’y a pas d’alternative.

1 – Une monnaie est un moyen d’échanges. Au pluriel. Ces échanges, au nombre de deux minimum, sont étalés dans le temps. Donc une monnaie est aussi une réserve de valeur.

Les monnaies papier conservent-elles leur valeur ?

Le Franc Français (métamorphosé en Euro) a perdu environ 99,95% de sa valeur en cent ans, le Dollar à peu près autant. Le Franc Suisse a fait un peu mieux: 90%.

Bref, toutes ces prétendues monnaies n’en sont pas.

2- Permettre l’utilisation de l’or comme monnaie légale ne pose aucun problème: il suffit d’arrêter de l’interdire.
Il ne s’agirait guère d’une expérience hasardeuse et inédite, puisque l’or a servi de monnaie à l’humanité pendant au moins cinq mille ans, excusez du peu. On ne peut en dire autant des monnaies papier, et c’est bien à leur sujet qu’on peut parler d’expérience hasardeuse, mais j’en conviens, pas inédite: en effet, des précédents ont eu lieu: assignats, Chine médiévale, Etats-unis du dix-huitième siècle,etc. Tous ont fini dans le sang.

3- Dire que la quantité d’or existante ne serait pas suffisante, c’est méconnaitre que cette quantité est quelque chose de purement conventionnel, et que par conséquent, n’importe quelle « quantité » de monnaie suffit toujours à tous les échanges possibles.

4- Dire qu’on risquerait de découvrir un filon gigantesque qui générerait de l’inflation, c’est avoir le sens de l’humour: la monnaie papier étant extensible à volonté, c’est bien à son propos qu’on peut avoir de telles inquiétudes – et l’expérience montre qu’on n’a pas tort.

5- Dire que l’or est aussi une matière première utilisée dans l’industrie, ce n’est pas souligner un inconvénient, mais un avantage: c’est une assurance de plus contre la baisse de son pouvoir d’achat.

6- Dire que l’or serait difficile à transporter, et qu’on n’imagine pas des « bateaux chargés d’or traversant les océans », c’est confondre un bien avec le titre de propriété qui le représente. Doit-on transporter les maisons lorsqu’on les achète ?

7- Dire enfin qu’on ne saurait comment fixer le prix de l’or en Euro ou en Dollar, c’est vivre sur une autre planète: l’or est coté en continu sur les marchés financiers.

Que reste-t-il donc comme objection contre le droit et le principe économique d’utiliser l’or comme monnaie légale ? J’ai bien peur qu’il n’y en ait plus.

Ah si! J’oubliais: les fonctionnaires de l’Eurosystème risqueraient de devoir changer de train de vie.

Travailler, c’est trop dur, et voler c’est pas beau.

Après avoir admis la deuxième partie de ce vers, ils devront affronter la première.

Lèse majesté

Il a insulté Sarkozy:

Le jeune homme, interpellé mercredi soir pour avoir insulté Nicolas Sarkozy qui effectuait une visite en Seine-Saint-Denis, a été condamné vendredi à 35 heures de travaux d’intérêt général.

Ce crime a un nom: c’est du lèse-majesté. Et c’est aussi valable si vous insultez un agent du fisc, un policier, un juge, ou toute autre personne « chargée d’une fonction publique ou dépositaire de l’autorité publique« . La loi est la même pour tous, et les autres auront 35h pour y réfléchir.

Climategate: La France, pays de la censure et de l’auto-censure

Quelques chiffres valent mieux qu’un long discours. Donc voici les chiffres, le 4/12/2009 à 14h00.

Sur Google:
« Climategate »: 29 800 000 occurences
A titre de comparaison:
« Sarkozy »: 7 260 000 occurences
« Thierry Henry »: 6 750 000 occurences.

Rideau.

Climategate: un vent d’espoir souffle sur notre planète malade

Malade, oui, elle l’est gravement: malade des mensonges et de la superstition déguisés en science, malade de l’avidité des accapareurs du pouvoir social, des parasites institutionnels, malade aussi de l’incroyable crédulité et de la déraison d’une grande partie de l’Humanité.

Il faut d’abord dire un immense merci à ce bienfaiteur, hacker, scientifique ou quelle que soient sa qualité, qui a extrait et mis à disposition le fichier FOI2009.

De quoi s’agit-il ? Entre autres de la correspondance électronique des climatologues officiels du CRU (Climate Research Unit) de l’Université d’East Anglia, le Working group I du GIEC, tout simplement au coeur de l’alarmisme climatique mondial.

Il s’agit notamment de Keith Briffa, Michael Mann (l’auteur de la « crosse de hockey »), Phil Jones ( le directeur du CRU), Caspar Amman, Ray Bradley, Tom Browmey, Kevin Trenberth, Tom Wigley, Stephen Schneider, James Hansen.

Ils ont reconnu eux-mêmes que les mails étaient authentiques, comme l’indique l’article du Wall Street Journal.

Il ressort de la lecture des mails que ces chercheurs ont délibérément falsifié les données pour parvenir au résultat voulu: faire croire à une élévation de la température due à l’activité humaine. Alors que, et cela commence à se savoir, depuis dix ans, les températures moyennes sont en réalité à la baisse.


Phil Jones écrit :

I’ve just completed Mike’s Nature trick of adding in the real temps to each series for the last 20 years (ie from 1981 onwards) amd from 1961 for Keith’s to hide the decline.

(« Je viens juste de terminer l’utilisation de l’astuce de Mike dans Nature qui consiste à ajouter les données réelles de température pour chacune des séries des 20 dernières années (c’est à dire de 1981 à maintenant) et depuis 1961 avec celles de Keith (NDT: Briffa), pour cacher le déclin. « )

Un autre au hasard:

« The fact is that we can’t account for the lack of warming at the moment and it is a travesty that we can’t. The CERES data published in the August BAMS 09 supplement on 2008 shows there should be even more warming: but the data are surely wrong. Our observing system is inadequate. »

(« Le fait est que nous ne savons pas expliquer l’absence de réchauffement actuellement et c’est ridicule. Les données du CERES publiées dans le supplément d’Août BAMS 09 en 2008 montrent qu’il devrait y avoir encore plus de réchauffement : mais les données sont certainement fausses. Notre système d’observation est déficient. »)

Et celui-ci, qui démontre l’esprit bien scientifique de son auteur…


“This was the danger of always criticising the skeptics for not publishing in the “peer-reviewed literature”. Obviously, they found a solution to that–take over a journal! So what do we do about this? I think we have to stop considering “Climate Research” as a legitimate peer-reviewed journal. Perhaps we should encourage our colleagues in the climate research community to no longer submit to, or cite papers in, this journal. We would also need to consider what we tell or request of our more reasonable colleagues who currently sit on the editorial board…What do others think?”
“I will be emailing the journal to tell them I’m having nothing more to do with it until they rid themselves of this troublesome editor.”“It results from this journal having a number of editors. The responsible one for this is a well-known skeptic in NZ. He has let a few papers through by Michaels and Gray in the past. I’ve had words with Hans von Storch about this, but got nowhere. Another thing to discuss in Nice !”

(« ça a toujours été le danger de critiquer les sceptiques parce qu’ils ne publiaient pas dans la « littérature revue par les pairs ». A l’évidence, ils ont trouvé une solution : prendre en main un journal. Alors que pouvons nous faire ?
Je pense que nous devons cesser de considérer « Climate Research » comme un journal, revu par les pairs, légitime. Peut-être devrions nous encourager nos collègues de la communauté de recherches sur le climat de ne plus lui soumettre d’articles ni de citer des articles de ce journal. Nous devrions aussi réfléchir à ce que nous pourrions demander ou dire à nos collègues les plus raisonnables qui siègent actuellement dans le bureau éditorial… Qu’en pensent les autres ? »
« Je vais envoyer un email au journal pour leur dire que je n’ai plus rien à faire avec eux jusqu’à ce qu’ils se débarassent de cet éditeur problématique. Ceci vient du fait que ce journal a une pléthore d’éditeurs. Le responsable de tout ça est un sceptique bien connu en Nouvelle Zélande. Il a laissé passer quelques papiers de Michaels et Gray, dans le passé. J’ai eu des mots avec Hans von Storch à ce propos mais ça n’a rien donné. Encore une chose à discuter à Nice ! » )

La presse française ne souffle mot de cette affaire, si ce n’est pour la minimiser au maximum. Aucune importance, ce n’est pas en France que se décide le sort futur de l’humanité.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit: des gens non élus sont en train de prendre le pouvoir, car la fable du réchauffement est un redoutable prétexte à toutes sortes d’intrusions dans votre vie, de surveillance, de brimades, d’extorsions et de réduction en esclavage. Extorsions ? C’est bien la caractéristique de la « taxe carbone ». Ce n’est que le début: demain, on vous demandera de moins rouler, à cause du CO2, puis de ne plus rouler du tout. Vous devrez justifier que vous avez réellement besoin d’une automobile, à cause du CO2. Donc si vous n’êtes pas copain d’un Kapo climatique, vous irez à pied ou à vélo. L’avion? N’y pensez plus: vous passerez vos vacances dans votre cité. D’ailleurs vos appartements conforables émettent trop de CO2. On réorganisera votre espace de vie en vous forçant à déménager dans des taudis « écologiques ». Et comment vous défendrez-vous devant l’argument du CO2 auquel vous croyez vous-même ? On limitera vottre chauffage et vous claquerez des dents en hiver, sauf si vous êtes copain avec un grand prêtre de la religion climatique. Mais le serez-vous ? Les places seront chères. On limitera le nombre de vos enfants car ils émettent du CO2. Un peu d’imagination suffit -et ils n’en manquent pas- pour inventer sans cesse des variations sur ce thème: quand on combat des chimères, la chair à canon manque toujours. Le sacrifice n’est jamais suffisant. Il faut faire des efforts, toujours plus, encore et encore, jusqu’à être hébété, épuisé, abruti et encore plus manipulable.

Le Climategate est donc un espoir sans précédent, mais un espoir hélas bien mince. Car nombreux sont les cas historiques où les défenseurs de la raison et du bon sens étaient nombreux et se sont finalement fait exterminer: les rationalistes romains, scientifiques incroyablement avancés, ont démonté dès l’origine et réduit à néant la fable chrétienne piètrement défendue par des idéologues bornés: ils ont été éliminés, et mille ans de superstition, de régression scientifique et de violences ont écrasé l’Europe.
Plus près de nous, la fable socialiste a été réfutée, détruite au moment où elle naissait, puisque les arguments pour l’invalider lui préexistaient, inlassablement développés par d’innombrables penseurs. Il n’empêche qu’elle a pris le dessus, entrainant en enfer des centaines de millions de gens.

Aujourd’hui, la fable réchauffiste semble infiniment plus redoutable: elle est planétaire, idéologiquement beaucoup plus efficace, infiniment mieux relayée. Le seul raisonnement ne permet pas de la détruire, même si le bon sens devrait y suffire. Car elle prend prétexte de la complexité des modèles auxquels personne ne comprend rien, et dont les paramètres ne sont même pas rendus publics.

Or quiconque a déjà fait des modèles sait pertinement que le mensonge s’y cache mieux que nulle part ailleurs. Et que dans bien des cas, on ne fait des modèles que parce que c’est le seul moyen de mentir.

Alors, il faut rappeler deux règles essentielles en science:

* Qu’un milliard de personnes croient à une fable et c’est toujours une fable. La science authentique ne s’est jamais fondée, ne se fonde pas et ne se fondera jamais sur le consensus (surtout quand en réalité il n’existe pas).

* C’est la validité des concepts, la justesse des obervations et l’exactitude du raisonnement qui font foi, et rien, absolument rien d’autre. Lorsqu’on refuse de communiquer le détail de ses données afin qu’elles puissent être vérifiées, comme le font les laboratoires à la solde du GIEC, on démontre qu’on est sorti du champ de la science.

Et deux règles essentielles de la dynamique du pouvoir:

* Les hommes de l’état et les parasites sociaux à leur solde ont un objectif prioritaire: accroitre leur pouvoir. Comme celui-ci est nécessairement et par construction illégitime, ils ont besoin de fables qui leur fournissent des prétextes d’intervention. Plus les prétextes sont nombreux, plus la fable est puissante et mieux on devrait la détecter. C’est la raison pour laquelle les libéraux savent depuis longtemps que les réchauffistes mentent.

* Les hommes de l’état et leurs parasites sociaux sont par définition les plus forts, les membres de la société civile sont par définition les plus faibles. Par conséquent, dans une controverse opposant la société civile aux hommes de l’état, c’est la société civile qui aura le plus de mal à s’exprimer. Et comme les puissants ne cherchent qu’à assoir leur pouvoir au moyen de mensonges, la vérité n’est jamais de leur coté dans ces cas-là. Aucun intérêt privé, même pétrolier ou gazier n’est assez fort pour rivaliser avec la propagande étatique.

Historiquement, il s’avère que les scientifiques persécutés par les instances légales des puissants avaient toujours, sans aucune exception, raison. Or quoi de plus puissant que l’ONU et son tentacule armé, le GIEC, soutenu et financé par presque tous les états du Monde ?
Ainsi, puisqu’il n’y a jamais eu d’exception à cette règle, et qu’à cet égard le Monde n’a pas changé, la probabilité pour que les sceptiques aient tort contre le GIEC est tout simplement nulle.